Nos escapades en dehors de Pékin!

Nos deux jours sur la grande muraille

Après quelques jours dans la capitale, il est temps pour nous d’aller nous aérer sur un site mythique : la grande muraille de Chine !

Beaucoup d’agences et de rabatteurs proposent des excursions au départ de Pékin pour aller fouler les remparts de celle-ci ! Nous avons néanmoins choisit de nous débrouiller par nous même pour y aller.

La muraille compte de nombreuses sections qu’il est possible de visiter. Certaines, comme Badaling, sont très (trop) touristiques avec plus de 50000 visiteurs/ jour.

Nous avions au départ ciblé le site de Simatai : 135km de Pékin, section non rénovée, on avait l’assurance d’être tranquille sur celle-ci. Nous avons néanmoins changé nos plans au tout dernier moment pour cause de météo. En effet, le jour du départ la neige est au rendez-vous. Etant en période hivernale, Simatai est assez difficile d’accès puisqu’il faut prendre le bus, puis trouver un taxi van ou autre pour effectuer la dernière heure de route. De plus, le segment étant non rénové, nous avons eu peur qu’on nous interdise l’accès si le temps était trop mauvais. Nous avons donc opté pour le site de Mutianyu, plus proche de Pékin, cette partie est rénovée, et n’est semble t-il pas très touristique !

Nous laissons une partie de nos affaires à l’auberge à Pékin, et nous prenons la direction de Dongzhimen station en métro. De là, nous devons trouver la gare routière et le bus 867 qui nous conduira non loin de la muraille. Nous avions demandé à notre auberge de nous écrire sur un papier « Mutianyu » en Chinois. Grand bien nous en a pris car cette fameuse gare routière est gigantesque, il y a des rues de tous les côtés et les bus n’ont pour la plupart par de numéros. Nous avons mis au moins 40 minutes avant de trouver le bon : à force de tourner, retourner et demander à une dizaine de personne. Les chinois ne sont pas forcément très aidant il faut dire, lorsqu’ils ne veulent pas vous aiguiller, ou ne comprennent pas ils ont vite fait de vous faire signe de vous en aller avec les mains : oust du balais !

Nous nous retrouvons donc dans un bus local, qui mettra 2H30 pour arriver à destination. Là il nous largue un peu au milieu de nul part, où bien entendu des taxi-vans attendent.

Nous sommes situés à encore 15km de la muraille. Les prix annoncés sont exorbitants. Nous enfilons nos sacs, et faisons mine de marcher. Deux chinois déposés au même endroit que nous, sont montés directement dans le van sans même négocier.

Justine commence à faire du stop, et là un autre Van s’arrête. Le premier que nous avions rencontré déboule derrière en DSCF9808klaxonnant comme un dingue, et doit crier à son « collègue » quelque chose du genre : « c’est les miens ! ». On arrive finalement à négocier pour moins de la moitié du prix, et on grimpe finalement avec les chinois du début. Ils se sont moqués de nous tout le long on pense, car on lui avait dit qu’on pouvait marcher les 15 km (alors qu’il neige).

Il nous dépose au premier point info qui se situe 40 minutes en bas de la muraille. Enfin, il espérait surtout qu’on prenne nos tickets pour ensuite remonter avec lui. Tel un pot de colle, il nous suivait partout en nous montrant des prospectus.

Nous décidons de commencer par trouver un lieu où dormir, afin de déposer les affaires.

Nous suivons la route qui mène à la muraille. Des dizaines de « farm house » s’alignent les unes à côté des autres. Il s’agit en fait d’habitants qui proposent le gite et le couvert aux visiteurs de la muraille contre différents tarifs. Le confort est très différent d’une maison à une autre. Nous n’avions aucune indication, et c’est donc au petit bonheur la chance que nous avons frappé à une porte. Bon il est vrai qu’un bébé labrador était venu sur la route nous faire la fête… Nous rencontrons alors une dame (impossible de retrouver son nom, on l’appelera Mme Ming), qui nous annonce une fois encore des tarifs très élevés. Nous céderons pour 200 yuans (28 euros). C’est encore cher pour nous, mais il fait froid, et nous avons envie de poser les affaires. La maison se trouve au milieu d’une cour carrée qui ne paye pas vraiment de mine. On enfile des chaussons en entrant, et on découvre un magnifique intérieur ultra moderne : télé écran plat, mobilier design et épuré. Ces gens ont bien réussit dans la vie c’est évident ! La chambre est très confortable, nous avons également un petit salon et une salle de bain privative. Il est midi, Mme Ming nous propose de nous préparer notre repas. Nous aurons ce qu’en Chine ils appellent des « pancakes » : difficilement descriptible, il s’agit d’une sorte de pâte feuilletée, multi couche qui ressemble au final à une sorte de pain : c’est pas mal du tout ! Accompagnés de légumes, et d‘omelette.

Après ce copieux repas, on enfile nos sous-couches en laine de Mérinos et on part direction la muraille ! Le temps n’est vraiment pas terrible, il pleut et la brume s’est levée… mais Mme Ming nous dit que le temps sera bien pour la muraille. On part donc un peu dubitatifs avec son parapluie. La pluie cesse rapidement, et on arrive aux guichets.

De là, deux options s’offrent à nous : soit prendre la télécabine (14 euros le ticket/pers), soit monter à pied (7 euros/pers). Autant vous dire qu’on a vite prit la direction des marches ! Les escaliers sont raides, mais avec un petit rythme ça se fait finalement assez bien ! Et en arrivant en haut, on a d’autant plus l’impression d’avoir mérité le splendide panorama qui s’offre à nous !

Nous sommes au dessus de la brume, et la neige vient saupoudrer les couleurs automnales des arbres avoisinants ! C’est juste magnifique ! La muraille est impressionnante !

Pour la petite histoire : La muraille de Chine, est le plus grand monument jamais construit par l’homme. Débutée au IIIème siècle av. JC, sous la dynastie des Qin, elle prit son apparence actuelle après le grand projet de remaniement entrepris sous la dynastie des Ming (1368-1644). Son objectif était bien évidemment de se prémunir contre les invasions venues du nord. Contrairement à une croyance populaire, il n’est pas possible de voir la muraille depuis la Lune.

Nous resterons tout l’après midi sur la muraille. Nous avons passé d’innombrables tours de guets, offrant chacune un paysage différent. La muraille suit la courbe des montagnes, les montées et descentes sont donc parfois très raides. Il n’y a comme prévu par grand monde : surtout que la quasi totalité des touristes avaient pris la télécabine, ils n’arrivaient donc pas du tout au même endroit que nous.

Nous sommes finalement arrivés à l’extrémité de la partie rénovée. Il est théoriquement interdit de poursuivre, mais nous avons tout de même voulu voir ce qu’il en était. La muraille est très abimée, les plantes l’ont d’ailleurs envahie. Nous arrivons à une tour de guet presque éboulée. On notera que Hugues aura mis un pied en Mongolie ( voir photo 🙂 ).

En fin d’après midi, nous retournons à notre Farm House. Nous faisons alors la connaissance de M. Ming. Le repas du soir sera délicieux : du poulet dans une sauce légèrement sucrée, du potiron et du riz. En dessert, nous aurons droit à des marrons chauds.

Le petit déjeuner du lendemain sera typiquement Chinois : des Nouilles, une sorte de gâteau local et des oeufs. DSC_0018

Mr et Mme Ming étaient vraiment très accueillants. Enfin jusqu’au moment du départ. En effet, pour repartir, nous devions rejoindre Huairu, la grande ville la plus proche de la muraille (20 minutes de voiture environs), pour ensuite prendre le bus 916 qui nous ramènerait à Beijing. Mme Ming a commencé à nous dire qu’avec le mauvais temps, il n’y avait pas d’autres solutions que de prendre une voiture. Elle voulait clairement que nous passions par elle pour y aller. Elle ira même jusqu’à appeler une dame (soi-disant de l’office du tourisme), qui nous tiendra le même discours.

Que nenni, nous décidons de partir à pied jusqu’au point d’accueil pour trouver une solution par nous même. Les sourires ont alors fait place à un certain agacement de sa part, et nous sommes partis un peu en froid. C’est vraiment dommage de finir sur cette note.

A peine sur la route des taxis van s’arrêtent, et nous demandent 200 Yuan (28euros !) pour nous emmener à Huairu. On continue jusqu’au point d’accueil. Un autre homme nous demande la même somme, on s’agace, il nous suit et ne veut plus nous lâcher ! Il voulait probablement saboter nos autres demandes. On lui fait « oust » avec les mains à la mode chinoise sans grand succès. A force de longer la route, il bat en retraite. Là une dame s’arrête et nous propose 50 yuans, ce qui est le prix que nous avions vu sur internet. Elle nous déposera directement devant le bus 916.

On grimpe vite à l’intérieur.

Petit problème, dans les bus chinois, il y a une sorte de petite cagnotte où il faut mettre l’argent pour les tickets. Les tickets coûtent 22 yuans chacun. Hors nous n’avons pas assez de monnaie pour les deux tickets, nous payons le premier, et il ne nous reste ensuite que des coupures de 100. Le chauffeur nous dit qu’il n’a pas de change, et commence à nous dévisager comme si on essayait de resquiller.

Nous voilà comme deux clodos dans l’allée à demander aux chinois du bus s’ils avaient de la monnaie sur notre billet de 100. Une jeune essaye de regarder, mais n’a pas assez. Les plus âgés adoptent la désormais célèbre technique du « oust ». On attend un peu, le chauffeur nous observe d’un sale œil dans son rétro, Hugues part alors vers le fond du bus, et là, une jeune fille lui tend 22yuans pour payer sa place. On ne comprend pas trop sur le coup, et lui montrons notre billet de 100 pour lui faire comprendre que nous voulions changer et pas nous faire payer le billet. Elle sourit, et nous fait comprendre qu’elle n’a pas assez pour le change, mais qu’elle nous offre les 22. C’est vraiment adorable de sa part. Une fois notre deuxième ticket payé, Justine s’assoit, mais il ne reste plus de place pour Hugues qui passera l’heure de trajet debout. Toujours malade, Justine a de sérieuses quintes de toux. Les chinois sont un peu paranos en matière de maladie. La femme a côté d’elle a passé tout le trajet la tête tournée vers la vitre à tel point qu’on a cru qu’elle allait fusionner avec ! Quant à la personne de devant, elle faisait des recherches sur la toux, au vue des images sur son téléphone…^^

 Nos deux jours à Datong

Nous avions également réservé des billets de train pour nous rendre à Datong, ville située à 265km à l ‘Ouest de Pékin.

Tout étant écrit en Chinois, on s’attendait à avoir des difficultés à trouver notre train. Et bien pas du tout ! Nous avons trouvé le système Chinois assez bien rodé (il faut dire qu’en Chine, ils n’aiment pas trop la prise d’initiative). Lorsque vous arrivez à la gare, vous passez tout d’abord un contrôle de sécurité. Nous avons ensuite montré notre billet à une employée de la gare, qui nous a indiqué la salle d’attente N°3. Le principe ressemble vraiment à un aéroport : vous attendez pour embarquer dans votre train. Pas de quai à chercher, ce qui est plutôt pratique pour des voyageurs étrangers.

Dans le train par contre, les Chinois qui n’ont pas de places assises vonDSCF0033t essayer de piquer la votre. Ainsi, quand nous sommes arrivés deux personnes s’étaient déjà confortablement installés à nos places. Ils n’ont cependant pas fait d’histoires en voyant nos tickets.

 

Les sept heures de trajet on été plutôt longues. Et c’est un peu avant 18h que nous arrivons à Datong. Si nous avons choisit de venir dans cette ville, ce n’est pas pour la visiter, mais pour deux sites situés proche de celle-ci. En effet, Datong est une ville à vocation industrielle, pas franchement jolie, même si les volontés de la rendre plus touristique sont bien là ! Nous aurons d’ailleurs droit à deux bDSCF9908eaux masques dans notre chambre d’hôtel en cas d’accident industriel.

 

Beaucoup de rabatteurs attendent à la sortie de la gare pour vous organiser la visite des deux sites en question : Le temple suspendu de Xianqong et les grottes de Yungang. Notre hôtel est situé juste à côté de la gare, nous posons les affaires, et nous allons à la rencontre de Mr Gao : responsable de l’agence CITS qui organise à de bons tarifs le transport vers les deux sites sur une journée.

Un autre couple ayant également réservé pour le lendemain, nous partagerons le même véhicule.

Le matin suivant nous faisons la connaissance de Fernando et Mathilda ! Un jeune couple venant de Palma de Majorque ! Elle est originaire du Brésil, et parle au bas mot 5 langues. Elle a de bonnes notions de Français, mais nous parlerons plutôt en anglais.

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La matinée sera consacrée à la visite des grottes de Yungang. Classé au patrimoine mondial de l’humanité, le site compte 53 grottes construites en l’an 453 (cela a pris 50 ans). Les grottes renferment environs 51000 statues de Bouddha. Ce site est vraiment très intéressant, et nous avons vraiment apprécié nous y promener accompagnés de Mathilda et Fernando !

Nous reprenons la route vers le temple suspendu. Celui-ci est plus éloigné de la ville (70km à l’Est). Le Smog est toujours bien présent, malgré ce que Mr Wang (notre chauffeur) essaye de nous faire croire : « mais non c’est de la brume » ! Haha !

Arrivés au temple, nous avons la mauvaise surprise de constater qu’il n’est pas possible d’y entrer. En effet, un gros risque d’éboulements de pierres est présent dû au mauvais temps. Nous pourrons juste l’observer depuis le parc en contrebas. Celui-ci est néanmoins assez impressionnant, car il est comme accroché à la falaise. Ce temple fut érigé il y 1400 ans, et fédère le bouddhisme, le taoïsme et confucianisme. Suspendu à plus de 50m du sol, le temple bénéficiait d’une situation idéale : protégé des inondations dues à la rivière en contrebas, mais aussi du soleil, ou encore du vent.

Il fait vraiment froid, nous reprendrons assez vite le chemin du retour vers Datong.

Mr Wang, nous propose de nous laisser au centre de Datong pour voir un peu les quartiers historiques. Nous rentrerons à l’hôtel à pied ensuite. Pas de soucis pour le groupe. On part donc tous les quatre explorer le centre. Bon il faut être honnêtes, tout était assez désert, on est loin de l’animation de Pékin. Nous avons tout de même pu flâner dans un marché, et refaire quelques achats.

5KM plus tard, nous sommes de retour à notre hôtel. Mathilda et Fernando partent le soir même pour Pingyao en train. Ils ont donc déjà rendu leur chambre. Nous avons vraiment bien sympathisé tous les quatre ! On décide de passer la soirée ensemble jusqu’à leur départ! Nous avons vraiment sympathisé très rapidement avec eux, au moment de se séparer on ne croirait pas qu’on les a tout juste rencontré le matin même! Ils nous ont d’ailleurs invités à Palma de Majorque lorsque nous serons rentrés! Adorables on vous dit!

Nous repartirons en train le jour suivant pour rentrer à Beijing !


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2 Des réflexions sur “Nos escapades en dehors de Pékin!

  1. Coucou tout les deux!
    Wouah la muraille sous la neige c’est vraiment splendide!! Par contre ça devait drôlement glisser non?
    Ahah j’ai bien ri au passage de la toux dans le bus avec la chinoise faisant des recherches sur son portable! Bah qu’elle idée aussi de sortir sans ton masque sur le nez? Tu ne pouvait pas faire comme tous le monde? ^^
    Bonne route à tous les deux (si j’ai bien suivi vous venez d’arriver au Japon?)
    Bisx, bisx!

    • Coucou!!
      Etrangement la muraille ne glissait pas tant que ça!
      Je n’avais qu’un masque en tissus, peu efficace sur la pollution atmosphérique pour le coup. C’est sur que là bas c’est des pros, avec leur supers masques avec filtres intégrés!
      Oui nous venons d’arriver au Japon, tout est très différent ici, on en prend plein les yeux!
      bisous!!

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