Moorea notre perle du Pacifique

Le soleil est arrivé le lendemain de la soirée au Hilton… Surement grâce aux danses vahinés et maoris ;-).OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les jours s’écoulent de la façon la plus paisible qu’il soit au Fare. Entre activités snorkeling, bronzette (et coup de soleil), dégustation de fruits tropicaux,… on peut dire que l’on a vraiment profité des jours suivants pour se relaxer comme il se devait.

Malheureusement ou heureusement nos âmes d’aventuriers(es) nous ont rapidement rattrapés et voilà que l’on a reloué un véhicule… Scooter cette fois-ci car les prix sur Moorea sont plus chers pour les locations… on arrivera toutefois à négocier une réduction de 10% en le prenant 2 jours.

Alors, mis à part le fait d’avoir fait les lézards au Fare qu’avons nous fait ?

Jean, notre hôte AirBnB nous avait proposé de nous montrer comment faire notre propre lait de coco. C’est avec joie que nous avons sauté sur l’occasion.

Finalement rien de bien compliqué… lorsque tu as le matériel.

  • La 1ère étape consiste à retirer la Coque de la noix de coco. Hugues s’y était déjà essayé à plusieurs reprises lors de nos passages au Viêt-Nam, Cambodge et Philippines… un travail difficile ! Jean lui a une solution : il a planté une espèce de pic dans le sol et se sert du bout pour désincarcérer la noix. Hugues essaye à son tour… c’est beaucoup plus simple effectivement.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
  • La 2ème étape c’est de couper la noix de coco en 2… on sait ce que vous allez dire : « Sacrilège ! Toute cette bonne eau de coco gâchée !!! » Et bien non car on la déguste tout de suite! On a d’ailleurs eu la surprise d’avoir un fruit dans le fruit ! On s’explique : Lorsque la noix de coco germe cela commence à l’extérieur et l’intérieur en même temps. Vous pouvez donc avoir la surprise de trouvez une espèce de macaron naturel dedans. En plus, il se mange et, est vraiment très bon.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
  • La 3ème étape… c’est là que le mot patience prend tout son sens car il faut râper la noix en égalisant constamment les bords de la coco et en évitant de sectionner la peau de la noix.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
  • La 4ème étape consiste à réceptionner le lait de coco. Pour se faire rien de plus simple : Il Suffit de mettre la coco râpée dans la moustiquaire, la fermer en faisant un tour et de presser énergiquement le tout avec sa main.

On a pu tester le lait de coco avec du thon rouge, préalablement mariné dans du jus de citron avec de l’oignon … un vrai régal ! Et dans le café le matin… une tuerie !OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Notre 1er jour de Scooter : On réceptionne le véhicule directement à notre Fare, juste le temps de faire le tour de celui-ci et hop c’est parti.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Dans un premier temps on fera le tour de l’île (60 Km) en faisant quelques arrêts belvédères, plages, … vous vous rappelez lorsque l’on vous disait que l’on rentrait dans le décor carte postale… eh bien on s’est trompé : c’est encore plus beau que ça !

Entre montagnes escarpées mais luxuriantes et lagons aux couleurs incroyables cette île est un vrai paradis (les moustiques en plus).

Depuis le belvédère sur les baies d’Opunohu et de Cook (décidément il est allé partout celui-là), on peut avoir l’impression de voir comme un W.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

On s’explique : Moorea est, bien entendu une île volcanique et si une partie du volcan est encore visible (les montagnes) l’autre ne l’est plus puisqu’elle a formé un lagon en s’affaissant. C’est cette 2ème partie qui a formé ces 2 baies.  En bref, on se situe dans la caldera de cet ancien volcan.

Anecdote marrante : Malgré le nom de la baie, Cook a débarqué dans celle d’Opunohu et non dans celle qui porte son nom!

Le Lycée agricole de Moorea :OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un Lycée ouvert au public qui nous a permis d’approfondir nos connaissances arboricoles. 3 parcours sont possible à travers des plantations de fruits et légumes tropicaux, on s’est dit que ce serait mieux de faire le complet de 2,5 Km (le bleu)… le problème principal que l’on a eu c’est que l’eau des pluies que l’on avait essuyée dernièrement n’était pas complètement évaporée… flaques de boue, passages infranchissables… finalement on s’est fait un Mud-Day et Hugues qui avait dit à Justine : « T’inquiètes, ça passe » a quant à lui gagné le Jackpot puisqu’il a eu le bonheur de nettoyer les 2 paires de chaussures !

L’usine de jus de fruit de Moorea… Un échec cuisant : On est arrivés à 15h sur place et apprenons que les visites de l’usine ne sont possible que jusqu’à 14h… on repassera le lendemain !

Le deuxième jour commence par une activité Plongée … Bon ! Le snorkeling dans le lagon c’est bien mais clairement c’est une plongée au milieu des requins qui intéressait particulièrement Hugues. Cette fois ci on oublie les jardins coralliens et on va plutôt voir ce qu’il en est des gros poissons présents ici.

Le rendez-vous est pris pour une plongée à 7hr30 au club de Plongée Scubapiti à l’hôtel des Tipaniers. C’est avec une certaine excitation que Hugues se mettra à l’eau : la plongée aura lieu sur le spot  » le jardin d’Eden » où prolifèrent normalement les requins citrons.

Lors du briefing, le dive master expliquera qu’à la descente au 1er palier (15 mètres) il y aura surement des requins pointes noires de 1M50 environ et qu’en suivant les passes un peu plus bas  il sera possible de voir des requins citrons de 3 mètres et plus.

En entamant la descente, Hugues remarquera très vite qu’un requin bien plus gros que les autres et déjà présent… Un citron !!! Oh la chance !

Arrivé au fond, il sentira rapidement que le requin est pas mal curieux… Il n’a pas une tête commode et se rapproche de Hugues lentement mais surement en souriant de toutes ses dents !!!Capture d’écran 2016-05-20 à 13.25.09

La bête est vraiment impressionnante et l’excitation se mélange à l’appréhension. Finalement, le tête-à-tête se finira à 2 mètres l’un de l’autre. Hugues profitera vraiment à fond de cette plongée pendant plus de 50 minutes au milieu des citrons et des pointes noires.

C’est avec des étoiles encore plein les yeux qu’il racontera à Justine (qui a vraiment peur des requins) cette aventure.

L’usine de jus de fruit 2ème essai : cette fois-ci on arrive vers 12hr45 : « On n’a pas reçu de fruits aujourd’hui » nous dit l’un des employés… il sera donc impossible de voir la création du jus ! Bon, 2ème essai infructueux alors on fini par lâcher l’affaire. On se décide à aller plutôt à :

La Plage de Temae : Petite plage publique à proximité du Sofitel. L’ambiance est sympa, comme à leur habitude les Polynésiens ont sorti les beat-box et la musique des îles se mélange aux rires des enfants.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le Lagon est toujours d’une couleur aussi irréelle et on se prélassera dans cette joyeuse ambiance pendant l’après midi.

Les jours suivants :

Nous retrouverons Donia et David alias « Les Bibis » au Lagoonarium de Moorea à l’autre bout de l’île… Oui, vous vous demandez comment a-t-on fait pour aller là-bas : en Stop pardi ! Ça fonctionne très bien ici.

Il s’agit d’un petit îlot dans le lagon :un motu que l’on rejoint en bateau.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Il est entouré de cordes qui définissent différents parcours à suivre pour l’explorer. On peut s’accrocher à celles-ci ce qui n’est pas du luxe : il y a un bon courant ici et l’on peut vite se fatiguer ou dériver.

Le Lagoonarium c’est un peu le sanctuaire du lagon, poissons et humains nagent ensemble (Raies pastenagues et requins pointes noires compris).

À notre arrivée des enfants Polynésiens sont sur place pour un cours sur la vie marine en plein air. Quelle excellente initiative, la protection de la faune et la flore marine inculquée dès la jeunesse est un atout majeur pour garder cet écosystème en parfaite santé.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous apprécierons les différents « Shows » que les employés organiseront, notamment le nourrissage des raies, poissons et requins. Justine restera aux aguets pendant un temps (les requins) et, lorsqu’elle commencera à baisser sa vigilance, sursautera car un pointe noire un peu joueur lui arrivait dans le dos.

On a passé une excellente journée avec Donia et David!OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous repartirons vers 16 heures du Lagoonarium… en stop bien entendu.

L’affaire du Tatoo-gate :

Justine tenait vraiment à repartir de la Polynésie avec quelque chose de typique… un Tatouage Polynésien. On avait donc trouvé un salon assez près de la pension.

Lors du stop que nous avions fait pour revenir chez nous (oui on a le droit de dire chez nous :-p )  après le Lagoonarium, le conducteur (Samuel) nous a déconseillé d’aller chez ce tatoueur et a téléphoné à un des ses amis. Tatoueur chevronné, gagnant de nombreux prix en Polynésie! Finalement, rendez-vous est donné auprès de Gilles, le tatoueur en question pour le lendemain.

Il nous avait indiqué l’emplacement de son salon…heureusement car à part un drapeau bleu vers l’entrée, vraiment rien n’indique qu’il y en a un ici. Sa réputation est sa meilleure publicité! Nous bénissons le destin qui nous a valu de tomber sur Samuel la veille!

On entre dans une ruelle en impasse et tombons finalement dessus.

Gilles est un expatrié, habitant sur l’île de Moorea depuis 25 ans. Il reçoit régulièrement d’autres pointures du tatouage venant du monde entier.

Il ciblera très rapidement les attentes de Justine et lui dessinera directement sur la peau ce qu’elle désire.

Les polynésiens et le tatouage c’est toute une histoire nous expliquera t’il en même temps qu’il tatouera Justine. Les missionnaires l’avaient interdit après leur arrivée et punissaient de châtiments corporels les réfractaires. Ce n’est finalement qu’à partir des années 80 qu’il a fait son retour dans les îles. Il est maintenant de renommée mondiale et beaucoup de Polynésiens partent exercer leurs arts un peu partout dans le monde. Gilles est l’un des seuls en Polynésie a pratiquer le tatouage traditionnel au peigne : une technique ancestrale.

Chaque symbole d’un tatouage a une signification précise : celui de justine symbolise notamment le couple, le voyage, la force et l’éternité.

Au bout d’une heure d’un travail très minutieux l’œuvre est finie et Justine est vraiment satisfaite du résultat.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

C’est notre dernier soir sur Moorea, nous avions demandé à Jean de nous préparer un repas Polynésien. Le soir venu, nous nous installons sur la terrasse face au lagon, la table est vite garnie de différents plats. Euh..c’est pour deux tout ça??

Nous aurons droit à : du poisson cru au lait de coco, du thon rouge cuit, du taro, de la Fei (sorte de banane qui ne se mange que cuite), du Uru (le fruit de l’arbre à pain), de la patate douce, des épinards à la mode polynésienne. Hugues goûtera à ce qu’ils appellent ici : le roquefort! Du poisson mariné dans du vieux jus de poisson.. oui oui..on comprend mieux l’appellation! Et en dessert, nous goûterons enfin au Poe! De la banane écrasée et mélangée à de l’amidon, cuite au four avec de la vanille ou du citron! Un régal!!

On a fait honneur à la table, et on n’en peut plus! Jean soulignera que nous sommes les premiers voyageurs à être venus à bout du repas! ^^

Le lendemain, nous retournons passer nos deux derniers jours sur Tahiti. Jean nous accompagnera au ferry, et nous offrira les traditionnels colliers de coquillages.

Nb: La coutume veut qu’on accueille les gens avec des colliers de fleurs et qu’on leur offre des colliers de coquillages à leur départ.

Nos copains Donia et David nous attendent à la sortie du ferry! Ils ont reloué une voiture, et vont nous accompagner jusqu’à notre nouveau logement. Nous serons au Fare Rea Rea pour ces deux derniers jours. Le temps de poser les affaires et de faire la connaissance de Luc notre hôte, nous mettons le cap vers le marché avec les bibis!

Nous avons plutôt faim car il est presque 14h. Le rythme des îles étant particulier, beaucoup de stands sont déjà fermés. Nous trouverons néanmoins des sandwichs et des chao pao. Une petite glace pour finir sera parfaite.

Nous irons faire une petite visite au musée de la perle! Il est finalement très petit, et nous serons surtout choqués du prix que peuvent atteindre certaines d’entre-elles.DSC_0090

Le Fare où nous sommes est vraiment agréable!

Luc le propriétaire, nous racontera de nombreuses histoires et anecdotes sur la Polynésie.  Le soir venu nous décidons d’aller aux Roulottes! Nous ne les avions pas encore testées, et il était hors de question de quitter la Polynésie sans manger un soir aux roulottes de la place Vaiete de Papeete! Une ambiance conviviale se dégage de celle-ci, on adore!

Nous choisissons « la roulotte des Djeuns », nous sommes en plein happy hour : pour un plat salé acheté une crêpe sucrée offerte! Autant vous dire que les proportions sont hyper généreuses et que nous sortirons de là repus!

Bon et maintenant il est temps de vous annoncer que nous avons ouvert notre affaire en Polynésie, nous ne rentrerons donc plus en métropole! OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Mais non c’est une blague!! :-p

Nous décollons dans la nuit vers l’île de Pâques accompagnés des « bibis »!!

                            À bientôt pour de nouvelles aventures!  :mrgreen:

 

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