La vallée de Kathmandu : Partie 1

La capitale Népalaise

Nous arrivons près du quartier de Thamel dans l’après midi, après environ 8h de bus.

Ce qui est plutôt bien, car on ne sait pas si on en entend parler en Europe, mais le Népal est actuellement en pleine phase de transition politique avec l’adoption d’une nouvelle constitution. Hors celle-ci prévoit de partager le Népal en 7 provinces, ce qui a créé des tensions dans le sud du Pays. Celui-ci importe son carburant, son gaz et beaucoup de denrées alimentaires de l’Inde. Le principal point d’acheminement a été bloqué par les manifestants. A cela s’ajoute un blocus Indien, qui verrait également son intérêt à une réforme de la constitution. La situation est donc très difficile depuis 15jours, car le carburant et les différentes énergies se raréfient.

Nos sacs sur le dos, nous arpentons les ruelles où se mêlent boutiques, restaurants, hôtels et agences de trekking. Ce Streets-of-Thamelquartier plein de vie, nous donne une très bonne première impression, et nous trouvons assez rapidement notre hôtel : le Khangsar Guesthouse.

Nous tombons également en pleine période de Festival : le Dashain. Il s’agit de la fête religieuse la plus attendue au Népal. Celle-ci a lieu du 13 au 27 octobre cette année. Tout le pays participe à l événement quelque soit son appartenance religieuse ou sociale. On célèbre ici la victoire du bien contre le mal, incarné par la déesse Durga. Dans la légende du Ramayana, elle aida Ram à combattre le démon Ravana.

C’est bien beau tout ça, mais comment ça se traduit concrètement ? Et bien, les célébrations tournent autour de prières, d’offrandes et de sacrifices d’animaux. Chacun nettoie sa maison pour accueillir la déesse, on s’achète aussi de nouveaux vêtements, c’est un réel renouveau.

DSCF9346On a pu voir de nombreux rassemblements autour des temples, beaucoup de musiques et surtout des cerfs volants par dizaines dans le ciel de Katmandu. C’est fascinant de pouvoir admirer ce spectacle. Ce sont de réels combats aériens qui ont lieux, puisque les ficelles sont enduites par endroit de verres pilés, le but étant de couper la ligne du voisin.

Ce festival a néanmoins également quelques inconvénients, puisque c’est une période de vacances dans le pays. La plupart des restaurants sont donc fermés ainsi que beaucoup d’autres enseignes (services postaux etc.) .Nous avons eu du mal à trouver des lieux où manger, et lorsque c’est le cas il y a bien souvent un seul plat à la carte du fait des difficultés d’approvisionnement.

Dashain et pénurie de carburant, c’est un Népal au ralenti que nous découvrons. Mais peu importe il y a de nombreux temples Hindous et Bouddhistes à aller explorer dans la ville.

A savoir que le Népal est composé à 87% d’Hindouistes, et à environs 8-9% de Bouddhistes.

Nous nous dirigeons dans un premier temps vers la célèbre Durbar square. Classée au patrimoine mondiale de l’Unesco, on y trouve des palais, des temples dédiés à différents dieux Hindous : Kali ou encore Ganesh. Ainsi que la demeure de la seule déesse vivante existante : la Kumari (qui signifie vierge). Celle-ci est choisie enfant, et doit répondre à de nombreux critères. Elle sera adorée par tous jusqu’à sa puberté, mais devra ensuite retrouver une vie normale. Une autre fillette la remplacera alors.

La place a été terriblement touchée par le tremblement de terre du printemps dernier. De nombreux temples sont écroulés. Elle reste néanmoins un très beau témoignage de la grandeur passée de la cité.

Nous prenons alors la direction Est de la ville à pied (7-8km), pour rallier le complexe Hindou de Pashupatinath, et la Stupa de Bodnath.

Cette marche à travers la ville, nous permet de nous écarter des zones touristiques, ce qui n’est pas plus mal.

On arrive dans les environs de midi, vers les temples Hindous, beaucoup de pratiquants sont présents en raison du Dashain. On aperçoit les jardins, et nous dirigeons vers l’entrée. On déchante quand on voit qu’il faut s’acquitter de 1000 roupilles par personne (8€50), mais que nous n’aurons pas accès aux temples, puisqu’il faut être Hindou pour y entrer.

On préfère donc continuer notre route directement vers la stupa bouddhiste.

On regardait notre carte, quand trois petites filles sont venues discuter avec nous. Elles sont adorables, on restera une bonne demi-heure avec elles. Elles s’intéressent beaucoup à notre couple, et sont choquées d’apprendre que nous avions passé 6 années ensemble avant de nous marier. Leurs grands yeux ronds, et leurs mains plaquées devant la bouche nous ont beaucoup amusés.

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Nous poursuivons notre route, et apercevons la porte qui donne accès à la stupa. A ce moment, un français passe à côté de nous, et nous glisse que nous pouvons passer par une ruelle juste après l’entrée, ce qui nous évitera de payer.

On suit son conseil, et effectivement, on débarque directement sur la place au milieu des boutiques !

La stupa est effondrée suite au tremblement de terre, il ne reste réellement que le dôme. Nous visitons deux monastères, et profitons du lieu.

Bon après un mec arrêtait pas de venir nous voir en chuchotant : Haschich, Haschich… Ce qui était un peu énervant !

On repart dans Thamel et on fait les boutiques ! On trouve nos souvenirs, et on commence à préparer notre premier colis. Ce ne sera pas une mince affaire pour l’envoyer pendant le festival.

Lors de notre séjour dans la capitale, nous avons également pu nous rendre à la stupa de Swayambunath, aussi appelée monkeys temple du fait du nombre impressionnant de primates présents sur le site. Celle-ci a été bien moins touchée par le tremblement de terre. L’entrée se situe après une montée de marche assez raide, et après nous être acquitté de 200RPN/pers (1.74euros environ) nous profitons d’une vue assez dégagée sur la cité.

Bhatkapur

 Nous reprendrons la route pour Bhaktapur le jour suivant. Nous avons laissé une partie de nos affaires à la guesthouse de Kathmandu, et ne partons donc qu’avec un gros et un petit sac.

Bhaktapur est une petite ville construite dans un style traditionnel Newar, où se trouvent de magnifiques temples. C’est en bus local, pour 25RPN par personne que nous parcourerons les 13km qui nous séparent d’elle.

Pour entrer dans ville, il faut là encore s’acquitter de 1500RPN/pers (soit 13euros chacun !). On arrive encore une fois à prendre une ruelle détournée, et le tour est joué !

Le festival de Dashain bat son plein dans les rues, les idoles sont ornées de peintures, de fleurs et des bâtons d’encens sont allumés. C’est aussi malheureusement le jour des sacrifices. Les chèvres, poules, coqs, oies sont décapités devant les petits autels. Le sang coule dans les rues, et Justine préfère ne pas regarder lorsque l’on passe à côté du sacrifice d’une jeune chèvre qui bêlait tout ce qu’elle pouvait pendant qu’on lui tendait le cou face à la divinité.Les personnes plus modestes sacrifient quant à elles des œufs ou des noix de coco. Les voitures et motos sont également décorées, la ville s’anime au rythme des fanfares, c’est vraiment impressionnant de pouvoir assister à tout cela !

On trouve notre hôtel, situé juste à côté de durbar square (et oui encore une !) pour y laisser les affaires afin de partir à la découverte…

                                                           … La suite au prochain article !

 

                                               N’oublies pas de partager nos aventures! :mrgreen: 

 

Au détour d’une rue de Kathmandu, nous sommes tombés sur ce magnifique graffiti relatant le terrible tremblement de terre du printemps dernier : 

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