Ito, Kyoto et Hiroshima

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Ito

Nous continuons notre voyage en train direction Ito. Petite ville située sur la route de Nagoya, celle-ci borde l’océan. Pour être honnêtes avec vous, cette escale ne faisait pas franchement partie de notre itinéraire de base. Nous nous sommes rendus compte au début de la Chine que la quasi totalité des hébergements au Japon étaient réservés (Oups !). Nous nous sommes donc empressés d’élaborer un circuit cohérent à travers le pays, délimité également par le Japon Rail Pass de 21 jours. Nous souhaitions au départ nous rendre à Hakone, car cette célèbre station thermale offre un joli panorama sur le mont Fuji ! Malheureusement il n’y avait plus de logements disponibles à nos dates. Nous avons même essayé le couchsurfing sans succès. Il nous restait aux finales deux nuits à caser quelque part entre Tokyo et Kyoto. Un petit hôtel proposant des chambres traditionnelles Japonaises a alors attiré notre attention : Le Owner Kawana Club. Celui-ci est situé proche de Ito, plus précisément à Kawana.

Depuis Nikko, nous ferons 4 changements de train pour parvenir à destinatiJapon 2on. Cela se fait sans problème : le train Japonais est ultra confortable, ponctuel et rapide !

Petite anecdote marrante, qui va vous prouver le perfectionnisme dans le service rendu au Japon. On s’installe à nos places, et quelques instants plus tard deux employés arrivent avec un petit escabeau. Ils observent un néon. On se dit qu’il doit y avoir un disfonctionnement, mais on ne remarque rien de particulier. Après une dizaine de minutes de prospection, ils semblent avoir trouvé ! On discerne alors une mouche qui se balade tranquillement prêt du néon ! Non…ce n’est quand même pas pour ça qu’ils sont en pleine « intervention ». Un des deux hommes sort un sac en plastique, s’approche furtivement de la coupable, et l’attrape ! Ils s’en vont ensuite hyper rapidement en s’inclinant respectueusement devant tous les passagers. Incroyable…

Nous arrivons vers 17h30 dans la petite ville, il fait déjà nuit. Les rues sont peu éclairées, et nous bénissons encore une fois l’application : Map.me qui nous dirigera jusqu’à notre « hôtel. » Nous avions vu sur internet que celui-ci se trouvait dans une petite zone pavillonnaire, avec peu de restaurants et boutiques à proximité immédiate. Nous nous étions donc approvisionnés en conséquence pour le repas du soir.

Nous arrivons devant une grande maison, où nous accueille un papi fort sympathique ! Celui-ci ne parle que Japonais, et il est difficile de se comprendre. Comme le veut la coutume, nous enlevons nos chaussures et enfilons des chaussons d’intérieur. Il nous dirige vers notre chambre japonaise, équipée de futons. Nous sommes ravis, la pièce est vraiment spacieuse, et nous plonge immédiatement dans l’ambiance « Japon ». De plus nous pensions avoir une salle de bain commune, alors qu’il y a bel et bien des toilettes et une salle de bain adjacente. Le papi continue de parler avec un rythme rapide en Japonais, et nous ne comprenons pas grand chose de ses explications. En tous cas il est très serviable. Il nous apportera une bouilloire pour nos nouilles, nous montrera comment utiliser sa machine à laver etc.

Après cette journée de transport, Justine se précipite sous la douche. Elle actionne le robinet d’eau chaude, c’est alors que la tuyauterie émet un bruit de grincement, et rend son dernier souffle. Zut ! Il n’y a que de l’eau froide… C’est peut-être ça que le papi essayait de nous dire  🙄

On ressort alors de la chambre, et mimons le fait de se laver au grand-père. Il nous emmène alors à « la cave », où nous découvrons un bain traditionnel japonais (comme dans les Onsen) ! On comprend mieux pourquoi il était noté salle de bain commune sur le site !

Le matin suivant nous descendons par un petit chemin jusqu’à l’océan. La pente est ultra raide, et on se dit déjà qu’il faudra la remontée ^^.

Le port est petit, et nombreux sont les pêcheurs sur la jetée. L’ambiance est vraiment calme. Nous nous promenons un petit moment, mais nous faisons finalement assez vite le tour. Kawana est vraiment une petite ville nichée dans une sorte de crique.

Nous remontons donc chez le papi (Ojii-San en Japonais), et récupérons nos Japan Rail Pass avant de prendre la direction de la gare. Nous souhaitons rejoindre Ito, la ville voisine qui paraît plus dynamique.

Pour la petite histoire nos JR pass couvrent les trajets en train (et certains bus et ferrys) du groupe JR. Hors entre Ito et Kawana, la section est privée. La veille au soir, s’est passée sans soucis on ne nous a rien demandé à notre arrivée. Cette fois-ci le contrôleur de la gare souhaite que l’on paye 660 yens. Au vue du prix très élevé du JR Pass, on ne souhaite pas se rajouter des frais de transports.

On sort de la gare et on commence à faire du stop.

Honnêtement nous n’étions pas très optimistes, nous pensions que ce moyen de transport n’était pas vraiment dans la culture Japonaise.

Et bien nous avions tord ! Certes nous avons beaucoup fait rire les passants sur le trottoir, mais il n’empêche qu’une voiture s’est arrêtée en moins de 5 minutes. Nous faisons alors la connaissance de « Oohyu », un homme d’une quarantaine d’année qui rentrait justement sur Ito pour manger avec sa femme. Il est très sympathique même si la communication est encore une fois difficile. Il nous déposera au port d’Ito.

Effectivement, celui-ci est déjà beaucoup plus vaste, et plus animé ! On se balade un long moment, avant de trouver un restaurant où manger. Proximité de l’océan oblige, nous voulions du poisson ! Hugues prendra un shirashi (bol de riz vinaigré sur lequel sont disposées des tranches de sashimi), et Justine craquera de nouveau pour un assortiment de sushis et makis.

Après le déjeuner, on flâne dans les rues, il faut dire qu’Ito est une ville forte agréable. On apprécie surtout le fait d’observer les maisons dans les lotissements. On y déniche de petits trésors. Les jardins sont tout d’abord très beaux : très nets, bDSCF0624-001ien arborés, rien ne dépasse. Ce sont de vraies compositions d’artistes. Les maisons paraissent quant à elles parfaites, et les panneaux japonais où encore les portails sont vraiment typiques !

 

Pour le retour comme nous avons encore le temps on décide de rentrer à pied : environ 7km nous sépare de Kawana. Là encore le GPS nous fait passer un petit col, et arriver sur les lotissements qui surplombent les deux villes. Nous traversons une forêt de bambou, et arrivons de nouveau dans un joli quartier. On passe devant une maison, et faisons vite deDSCF0630-001mi-tour pour observer l’animal qui y vit ! Ce n’est pas un chien qui est attaché dans la cours, mais un daim ! Celui-ci paraît néanmoins assez craintif, il n’a pas du tout l’air à l’aise en nous voyant l’observer !

Pendant le trajet, Justine commence à se sentir mal, elle est prise de crampes abdominales. Non c’est pas vrai…on est passé en Inde et au Népal sans encombre, ce n’est quand même pas au pays de l’hygiène parfaite qu’elle va tomber malade !

On rentrera rapidement pour qu’elle se repose un peu, en faisant de nouveau un crochet pour acheter le repas du soir.

Kyoto

Le jour suivant, nous sommes impatients de gagner la ville de Kyoto ! Celle-ci est réputée pour ses temples et quartiers traditionnels : avec ses Geishas !

Nous mettrons environ 3h30 depuis Kawana pour rallier notre destination.

Nous avons de nouveau réservé un Airbnb. Bon on était prévenu ce ne serait pas le grand luxe. Il s’agit d’un logement très bon marché pour le Japon : 24€ la chambre double ! Celui-ci est un peu excentré : il se situe proche du pavillon d’or.

Le gérant nous avait clairement expliqué dans l’annonce que ses chambres étaient destinées à des routards, qui cherchent uniquement un endroit où dormir. On dit « le gérant », car il s’agit clairement d’une sorte d’hôtel camouflé…Une trentaine de chambres sont disponibles. La bâtisse est vraiment vieille, mais lorsque nous voyons le logement on s’était franchement attendus à pire. Le lieu est propre, certes très simple, mais ça fera très bien l’affaire pour dormir. Nous avons une cuisine et des machines à laver à disposition.

Nous trouverons un restaurant très sympa dans le coin, où l’on mangera un copieux repas ! Il faut dire que le midi avait été très léger dans le train.

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Sur nos 5 jours à Kyoto, nous voulions partir une journée découvrir Nara. Ville assez proche, célèbre pour ses temples et surtout ses daims !

Après avoir regardé la météo, on décide de partir à Nara dés le lendemain, car le temps risque de se gâter dans la semaine.

Nara

En 50 minutes de train depuis Kyoto nous sommes à Nara ! Le réveil a été matinal pour profiter de cette journée.

Pour la petite histoire, Nara fut la première vraie capitale du pays entre 710, et 784. Car selon d’anciennes croyances shintos, la mort était synonyme d’impureté. Quand un souverain décédait, il fallait donc s’établir ailleurs. C’est à Nara, qu’il est apparut nécessaire de construire quelque chose de durable, pour une plus grande stabilité.

La ville est plus grosse que ce à quoi nous nous attendions, mais nous trouvons très facilement l’entrée du Parc national.

On aperçoit les premiers temples, et Daims (plus précisément Cerfs Sikas).

Ils sont vraiment partout, et sont très attirés par la nourriture. Hugues achètera un petit paquet de gâteaux vendu spécialement pour les animaux. Lorsque ceux-ci le voient quitter le stand, ils se précipitent autour de lui ! Hugues a du mal à ouvrir le sachet, les cerfs commencent à mordre sa veste d’impatience ! Les gâteaux seront engloutis à une vitesse folle ! Notre carte mémoire d’appareil photo se retrouvera assez vite remplie de photos de Daims !

Le parc est vraiment immense, nous avons particulièrement aimé le sanctuaire shintoïste Kasuga Taisha. Celui-ci est orné d’un nombre impressionnant de lanternes.

C’est d’ailleurs une légende provenant de ce sanctuaire, qui explique le caractère sacré des cerfs. En effet, la divinité Takemikazuchi, montée sur un cerf Sika blanc ailé prit position sur le mont Mikasa afin de protéger la ville de Nara au moment de sa création. C’est depuis ce moment que le cerf est devenu un des protecteurs de la ville, et du Japon tout entier.

Ce qui nous a beaucoup amusé dans cette ville, ce sont toutes les représentations plutôt comiques des daims! On vous laisse juger :

Après une journée de visite, nous reprenons le chemin de Kyoto.

Le centre de Kyoto

Notre première vraie journée de visite va s’avérée sportive !

Le matin nous prenons la direction à pied de la station JR la plus proche pour rallier la station centrale de Kyoto. Notre logement étant assez excentré, il aurait été également possible de prendre le bus, mais notre Japan rail pass ne couvre pas celui-ci.

Arrivés à la station de Kyoto, nous nous dirigeons vers « Fushimi Inari taishale » également appelé le sanctuaire des milles toriis.

Celui-ci est composé d’un temple shinto bâti sur une colline, auquel on accède en suivant un chemin paré de centaines de toriis.

L’endroit est vraiment beau à voir. Au départ on avance dans une foule dense, et on se dit que ça ne va pas être évident de profiter du lieu. Mais comme partout, il y a souvent du monde en bas, et dés qu’on monte un peu, on peut se retrouver quasi seuls au milieu des arches rouges.

Après cette visite, nous nous achetons de quoi grignotter : Nous avons notamment goûter les takoyakis ! Il s’agit de boules de pâte cuites farcies au poulpe, arrosées d’une sauce. C’était vraiment délicieux !


Nous prenons ensuite la direction du quartier Gion, célèbre pour ses Geishas ! Celui-ci est composé de ruelles au style traditionnel, l’architecture des bâtiments est vraiment typique, et de nombreux couples en Kimonos se font photographier. Nous n’aurons malheureusement pas la chance de voir des Geishas. Il faut dire que la pluie s’est invitée lors de notre visite.

Nous remontons alors la rue Sinjo Dori, où se trouvent de nombreux magasins. Nous profiterons des nombreuses dégustations gratuites pour goûter les fameux Daifuku : il s’agit d’une sucrerie Japonaise constituée d’une pâte de riz gluant fourrée à différents parfums (Haricots rouges azuki, banane/ chocolat, thé vert etc..). Nous avons adoré !

Nous visiterons ensuite le temple Yasaka et son parc.thumb_DSCF0921_1024

Il commence à sérieusement bien pleuvoir, et nos manteaux imperméables font leur preuve !

thumb_DSCF0942_1024Nous reprenons la direction de la gare de Kyoto ! Arrivés à l’intérieur nous ne prenons pas directement notre train, mais prenons de la hauteur ! En effet, la gare de Kyoto est un des plus grands bâtiments du pays, et il est possible d’accéder au « Sky garden », qui donne une jolie vue sur la ville !

Nous pourrons notamment admirer la Kyoto Tower de nuit, bien plus jolie que de jour car illuminée !

Un immense sapin de Noël orne également la station, et un véritable spectacle son et lumière débute sur la montée d’escalier. Les marches s’illuminent pour former des étoiles, boules et autres symboles de Noël ! On s’y croirait ! Petit moment nostalgie pour Justine qui pense aux fêtes de fin d’année en famille.

On reprend ensuite notre liaison jusqu’à la station JR située à 2,5 km de « chez nous ». On est bien trempé en arrivant, et sommes bien cassés par cette journée où nous aurons marché plus de 20km !

Le lendemain, il pleut toujours, on en profite pour buller, et … ne rien faire ! Que ça fait du bien parfois !

Nous avons tout de même quelque chose à partager avec vous! Nous avions repéré un Sento juste en bas de notre logement !

Qu’est-ce qu’un Sento ? Il s’agit d’un bain public Japonais. C’est l ‘équivalent du Onsen, qui lui bénéficie de sources chaudes naturelles.

Hugues a voulu tenter l’expérience, Justine a préféré s’abstenir. Le fait d’être nue et de se laver en collectivité ne lui plaisait guère. On précise que les sentos ou onsen ne sont dans la plupart des cas pas mixtes, mais tout de même !

Lorsqu’on entre dans un bain public Japonais, il y a de nombreuses règles à connaître. Tout d’abord, on se déchausse et on entre dans une pièce où se trouvent des casiers. On se met entièrement nu puis on va prendre place dans la grande salle sur un des petits tabourets. On se lave ensuite des pieds à la tête, on se rince, et c’est seulement à partir de ce moment là que l’on peut entrer dans le bain.th_C5-3-銭湯ポスター

Hugues profitera également du sauna, et des différents bains (ultra son, remous etc..). N’étant pas pudique il a apprécié l’expérience, mais avouera avoir été pas mal regardé par les Japonais présents. Il faut dire qu’il s’agissait d’un sento de quartier où il ne devait pas être fréquent de voir des occidentaux.

A savoir pour les tatoués ! Les tatouages sont souvent assimilés aux yakusas au Japon (la mafia). C’est pourquoi de nombreux établissements refusent l’entrée aux personnes tatouées. Il est donc important de poser la question à l’accueil. Il n’y a pas eu de soucis pour Hugues.

Arashiyama et le Pavillon d’or

Le jour suivant nous nous rendons dans le quartier Arashiyama qui concentre de nombreux temples, et attractions touristiques.

Nous commencerons nos visites par la forêt de bambou ! Celle-ci est vraiment dense et jolie. Mais comme toujours, il y a beaucoup de monde, et nous nous retrouverons vite en mode « moutons de pâture ».

Nous nous écartons alors pour aller visiter le temple bouddhiste Adashino Nenbutsu. Celui-ci est composé de millier de statues de Bouddha, et on peut également profiter d’une petite forêt de bambou au calme cette fois. A noter que c’est la première fois que nous payons pour une visite au Japon (500yen/pers). Nous avons vraiment apprécié ce lieu.

Nous mangerons sur le pouce en prenant la direction du pont Togetsukyo. Celui-ci a été construit dans les années 30 et est entièrement en bois, ce qui donne quelque chose de plutôt joli dans le paysage.

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Nous finirons cette journée proche de notre logement, puisque nous nous décidons à aller voir ce fameux pavillon d’or (Kinkaku-ji) ! (400 yen/pers)

C’est la fin d’après midi, et le soleil se reflète parfaitement sur le temple ! C’est juste Waouh! Le lac qui l’entoure scintille de par le reflet doré, on restera un long moment à le contempler !

Pour la petite histoire, le pavillon d’or est bel et bien recouvert de feuilles d’or. Le temple date de 1397, il a survécu à la guerre d’Onin, mais pas à un moine mentalement déficient qui l’incendiera en 1950. Le pavillon a été reproduit à l’identique en 1955.

Ce soir on refait les backpacks, car le lendemain on quitte Kyoto pour Hiroshima.

Hiroshima

C’est aux alentours de 14h30 que nous mettons le pied dans la tristement célèbre ville d’Hiroshima.

Nous avons de nouveau réservé un Airbnb, et suivons donc les informations données par notre hôte pour parvenir à l’appartement. Nous découvrons les « street cars », qui s’apparentent à nos tramways, et trouvons assez facilement l’adresse.

C’est le troisième Airbnb que nous faisons au pays du soleil levant. Et si on peut dire une chose : c’est que c’est une affaire bien huilée ! Nous n’avons par exemple jamais rencontré nos hôtes… Des informations détaillées sont fournies par mail pour trouver le logement et les clés sont laissées dans la boite aux lettres (fermée par un cadenas à code).

Les logements étant petits au Japon, cela explique surement le fait que nous nous retrouvons à chaque fois avec un logement entier pour nous tout seul. Celui-ci est vraiment sympa : une micro pièce de vie, un coin cuisine dans l’entrée et une salle de bain. L’espace est optimisé et tout est vraiment bien conçu ! Les futons sont dans le placard prêts à être installés le soir.

Nous avons une jolie vue sur la baie d’Hiroshima, et nous apercevons une promenade qui paraît agréable. Nous y passerons la fin d’après midi.

Le soir, nous partons à la recherche d’un restaurant. Mission qui va s’avérée plus compliquée que prévue. Nous tombons finalement sur une petite adresse pas très visible, puisque rien extérieurement ne laissait présupposé qu’il s’agissait d’un restaurant. On entre, et une petite grand-mère nous installe à une table. Celle-ci est un peu particulière puisqu’il s’agit en fait d’une plaque de cuisson géante !

Tout est écrit en Japonais sans aucune illustration, on observe les gens attablés au bar, ils sont en train de manger directement sur la plaque de cuisson devant eux une sorte d’énorme « galette de pâtes ». La petite mamie nous parle en Japonais, et nous comprenons juste le mot : Soba. On acquiesce immédiatement, et elle part s’afférer derrière le bar. Hugues qui a très faim ce soir là, commence à ruminer tout seul : « on sait pas ce qu’on a prit… et bla bla bla ».

Son sourire revient quand deux grosses portions sont déposées sur la plaque devant nous ! Nous apprendrons par la suite qu’il s’agit en fait d’Okonomiyaki ! Une spécialité du kansai composée d’une galette sur laquelle est disposée au choix des légumes, de la viande ou du poisson. À Hiroshima, on y intègre soit des sobas, ou des Udons !

C’était vraiment délicieux et copieux ! La portion coutait de plus environs 4,50€…

Miyajima

L’île de Miyajima est surtout connue pour son Torii dans l’eau. Il s’agit de l’une des représentations les plus populaires du Japon.

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Cette île est sacrée pour la religion shintoïste. On y compte plusieurs temples, et on y trouve de nouveau des cerfs sikas !

N’ayant qu’une journée pleine pour visiter la ville, nous nous levons tôt. C’est dimanche matin, et les rues sont calmes. Nous marchons en direction de l’arrêt de notre street car, quand nous apercevons un groupe avançant dans notre direction. Gilets verts, pancartes, et hauts parleurs, on se dit dans un premier temps qu’on vient de tomber dans une manifestation. Cela nous étonne, et c’est en se rapprochant d’eux qu’on se rend compte de notre erreur ! Il s’agit en fait d’une « brigade » de nettoyage des rues ! Ces bénévoles sont armés de pinces, de sac poubelles et traquent le moindre mégot. Il s’agit pour la majeure partie de personnes âgées, mais on trouve également des enfants avec leurs parents ! C’est une démarche qui nous a vraiment plu ! Nous croiserons d’ailleurs au moins trois autres « brigades vertes » avant d’arriver à notre arrêt de tram.

Après avoir repris une « street car », qui marquera une trentaine de stop, nous arrivons à l’embarcadère. Grâce à notre Japan rail Pass, le ferry pour accéder à lîle de Miyajima est gratuit !

La traversée est brève, et nous permet d’apercevoir le torii depuis la mer !

Les daims sont de nouveau partout, et semblent confondre notre appareil photo jaune avec un épi de maïs ! De nombreuses boutiques, échoppes et attractiDSCF1098ons sont présentes sur l’île. Ainsi des touristes payeront pour se déguiser en Vietnamien sur une barque et s’approcher du torii. ^^

Après avoir passé plusieurs heures à nous promener, nous achetons des brochettes de poulpes, des mochis à la viande, et du maïs pour le déjeuner. Les daims nous ont bien repéré, et comme nous avons des bananes en dessert, ils seront heureux de manger la peau…Il faut dire qu’ils mangeraient n’importe quoi, Hugues a essayé de retirer un emballage plastique de la bouche d’un d’entre eux qui n’était pas content du tout !!

Chose particulière aussi à Miyajima, il y a de nombreux stands d »huitres gratinées! (Ils ont volé notre recette! Pirates! )

On reprend le ferry, et nous nous dirigeons vers le parc du mémorial de la paix.

Le mémorial de la paix

Bref petit rappel historique : Lors de la seconde guerre mondiale deux camps s’opposaient : l’Axe (Allemagne, Italie, Japon) et les Alliés. Les Etats-Unis entrèrent en guerre aux côtés des Alliés suite à l’attaque par le Japon de la base de Pearl Harbor le 7 décembre 1941. L’Allemagne Nazi capitula le 07 mai 1945, ce qui marquera la fin officielle de la guerre le 8 Mai. Néanmoins le Japon ne capitule pas, après avoir refusé les accords de Potsdam, la décision est prise par les USA d’utiliser la bombe A. « Little Boy » sera largué sur Hiroshima le 6 Août 1945, et « Fat Man » sur la ville de Nagasaki le 9 août. En parallèle, l’URSS envahit la Mandchourie. La capitulation officielle du Japon aura lieu le 2 septembre 1945. La bombe nucléaire a rasé la ville d’Hiroshima, et tua des centaines de milliers de civil.

La street car nous dépose juste devant l’entrée du parc. Nous découvrons assez rapidement « le dôme de Genbaku ».DSCF1128

Il s’agit en fait de l’ancienne préfecture de la ville, qui est devenu un emblème du souvenir après le terrible bombardement nucléaire de 1945. Cet édifice est un des seuls à être resté debout. Il symbolise à lui seul l’horreur de ce qu’a pu être l’utilisation de l’arme nucléaire, et représente également l’espoir d’une paix durable.

De nombreux groupes d’étudiants sont présents, ce qui illustre l’importance du souvenir pour les jeunes générations.

Nous décidons de visiter le musée du mémorial. Celui-ci est en partie fermé pour cause de rénovations, nous aurons néanmoins accès à la galerie permanente.

Ce musée permet de prendre réellement conscience de ce qu’a pu être l’utilisation de l’arme nucléaire.

On découvre alors une reproduction de la ville après le bombardement, mais aussi les effets personnels des civils présents : Un tricycle, des lunettes, des vêtements brûlés, et en lambeaux. On découvre l’histoire d’une jeune fille qui n’avait eu « que » quelques blessures superficielles, mais qui décéda d’une leucémie dans les années qui suivirent.

Des scènes de guerre sont reproduites d’une façon très dure : on voit des enfants dont la peau « coule » littéralement après les brûlures infligées. On nous parle de la pluie noire qui est survenue peu de temps après le bombardement…

Il y a du monde dans le musée, mais pas un bruit ne circule. Chacun prend conscience de l’horreur, se recueille et avance en silence.

Il est sur d’une chose, on ne ressort pas indemne de ce musée, et chacun devrait un jour pouvoir le visiter.

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C’est plein de réflexions personnelles que nous reprendrons le chemin de l’appartement.

Pour terminer sur une note plus joyeuse, c’est en préparant le voyage du lendemain vers la ville d’Himeji que nous nous sommes rendus compte d’une chose : l’hôtel que nous avons réservé n’accepte pas les mineurs ! En relisant les modalités pour trouver celui-ci, nous nous sommes aperçus de ce détail. Tient c’est curieux quand même…Et bien non car il s’agit en fait…

                                                            La suite au prochain article! :mrgreen: 

 

En bonus : Au détour d’une rue de Kyoto!

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4 Des réflexions sur “Ito, Kyoto et Hiroshima

  1. Un beau voyage dans lequel vous trouvez le temps de poster des articles bien rédigés et des vidéos bien tournées. Je ne peux que vous souhaiter de continuer à profiter, j’attends la suite !

    • Merci Séverine! Ca fait plaisir de savoir que nos articles et vidéos sont appréciés! On espère que tout va bien pour toi! Gros bisous, et embrasses Corentin de notre part 🙂

      • Pas de soucis je lui ferai des poutous. Je lui montrerai votre vidéo du Gangnam Style sur la muraille, il va kiffer je pense! Bises des Vosges gelées.

  2. Pingback: Entre Montagnes, Plages et découverte de Saigon! | Arootstheworld

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