De Tokyo à Nikko!

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Ca y est ! Après 13 jours passés en Chine du nord il est temps pour nous de nous envoler vers le pays du soleil levant.

Nous embarquons donc dans notre avion direction Tokyo. Le vol durera 3 heures pour un atterrissage à l’aéroport de Narita. L’avion qui nous emmène n’est rempli qu’à moitié. Nous ne verrons pas le vol passer tant le service à bord est agréable.

Arrivés à Narita, deux options s’offrent à nous pour rejoindre le quartier de Shibuya où se situe notre airBnB : le Narita express qui coûte 6900 yens pour nous 2 (environ 53 €) ou le Sobu de Skyliner qui met plus de temps avec un transfert métro à notre arrivée dans Tokyo pour Shibuya à 3000 yens pour nous 2 (environ 23 €). Autant dire que l’on a pas réfléchit longtemps pour acheter les tickets du Skyliner.

Nous avions mis 3 heures pour faire Pékin-Tokyo … nous avons aussi mis 3 heures pour rejoindre notre logement !DSCF0326

En arrivant dans la rue de notre hébergeur nous tombons sur un magasin à 100 yens (même principe que les magasins à 1 euro en France), nous nous achetons donc deux paquets de nouilles instantanées en prévision du repas du soir. Les portions sont ici très copieuses et Justine aura du mal à finir son contenu.

Shunnya, notre hébergeur, est un fin collectionneur de Manga et Hugues commence déjà à tourner comme une toupie entre les différentes bibliothèques. Ce sera aussi notre première rencontre avec les « toilettes de l’espace » japonaises.

Mais, le sommeil commençant à se faire ressentir c’est assez rapidement que nous nous dirigerons vers la chambre pour une bonne nuit réparatrice.

Shibuya

Le lendemain nous décidons de nous focaliser sur le quartier de Shibuya, celui-ci étant le plus proche. Ce sera pour nous l’occasion de commencer à appréhender l’atmosphère du pays. Nous en profiterons pour activer nos Japan Rail pass 21 jours que nous avions achetés en France.

Nous prenons donc la direction de Shibuya station. Notre trajet en bus est calme … très calme. Les Japonais sont à la hauteur de leur réputation : respectueux et très aimables.

Nous trouvons même que la langue est «chantante».

Nous activons donc nos Japan Rail pass et commençons à anticiper nos trajets pour les 1ères destinations avec l’hôtesse d’accueil.

Bon, ce n’est pas tout ça mais l’appel de Tokyo devient de plus en plus pressant et nous partons rejoindre la statue d’Hachiko où Hugues s’empresse de prendre la pose avec lui.DSCF0150

Pour la petite histoire Hachiko était un chien de la race Akita Inu. Il était le 8ème chien de la portée (Hachi) et Ko désigne un terme affectueux.Son maitre était professeur à une université de Tokyo et, tous les matins Hachiko accompagnait celui-ci à la gare de Shibuya et l’y attendait jusqu’au soir pour rentrer avec lui. Son maitre décéda d’une attaque cardiaque sur son lieu de travail et Hachiko alors âgé de 18 mois continua tous les jours à attendre son maitre adoré à la gare jusqu’au jour de sa propre mort.

Tous les japonais, qu’ils possèdent un chien ou non, connaissent l’histoire d’Hachiko le « chuuken » (chien fidèle).

Après cette séance photo nous arrivons dans un énorme carrefour où, quand le feu piéton passe au vert une marée humaine traverse de part et d’autres sur les passages piétons. C’est impressionnant : plus de 300 personnes se croisent dans ce carrefour sans que personne ne se bouscule.DSCF0205

De l’autre côté se trouve une rue piétonne dans laquelle nous nous engouffrons.DSCF0156

Le son est fort, les devantures sont tapageuses, nous nous laissons gagner par l’ambiance et décidons de rentrer dans ce qui s’apparente à une salle d’arcade.

Pour une salle d’arcade s’en est une : sur 5 étages se côtoient les Ufo-catcher (les pinces dans les fêtes foraines), les jeux de shoot-em-up, de rythme, d’arcade, les Pachinkos (croisement entre un flipper et une machine à sous), les Purikuras (photomatons pour filles avec possibilité de rajouter plein de motifs) et autres bizarreries ! Le tout dans une cacophonie générale, puisque les musiques des différents jeux se mêlent.

Après 30 minutes passées à l’intérieur nos oreilles sifflent pas mal et il est temps pour nous de voir autre chose.

Nous continuons à flâner dans les ruelles où la fantaisie est omniprésente et où il n’est pas rare de croiser des jeunes gens aux tenues extravagantes.

Suite à toute cette frénésie, et étant en automne, période où beaucoup de Japonais vont se prélasser dans les parcs pour regarder les feuilles des érables tomber nous décidons de faire de même au Yoyogi park.

Ce parc respire le bien-être. Certaines personnes jouent au frisbee, d’autres photographies l’environnement (très beau avec ses couleurs automnales), d’autres encore jouent avec leurs instruments de musique et des groupes sont réunis pour des pique-niques sur l’herbe.

Nous resterons un moment dans ce parc à nous prélasser et nous imprégner de l’ambiance. Lorsque le temps commence à se couvrir et que quelques gouttes se font sentir, nous reprenons la direction de Shibuya station et retournons chez Shunnya.

Shinjuku

Le 2ème jour nous partons à la découverte de Shinjuku. Notre 1er objectif de la journée étant de rallier la mairie de Tokyo d’où nous pourrons admirer la ville depuis le 45ème étage (merci à Sophie et Thierry pour le tuyau). L’ascenseur est très rapide ! En 30 secondes nous y sommes. Cet étage est entouré de baies vitrées, le temps étant assez dégagé, nous pouvons admirer tout Tokyo avec ses buildings très modernes et nous apercevrons même le Mont Fuji en toile de fond.

Après une bonne heure passée là-haut nous redescendons au RDC et prenons les petites ruelles pour se trouver à manger. Nous ne sommes plus en chine et cela se ressent sur notre portefeuille (le japon est comparable à la France en terme de pouvoir d’achat). Après 30 minutes de prospections sur les différents prix et menus nous nous arrêtons dans un petit restaurant. Commander à manger ne se fait pas de la même façon qu’ailleurs… Il faut payer avant de manger ! On s’explique : sur quasiment toutes les devantures de restaurant sont positionnés des plats faits en cire et ressemblant trait pour trait à ce que l’on retrouve dans nos assiettes. Une fois le plat choisi, il faut se rendre à une machine pour payer ce plat et recevoir son ticket, ticket qu’il faut présenter au fond du restaurant pour que la commande soit préparée (toute une histoire).

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Après nous être sustentés nous partons vers les rues animées de Shinjuku et plus particulièrement la rue « Kabukichô ». Cette rue est tenue en grande partie par des Yakusas (la mafia japonaise) et est réputée sulfureuse. Après avoir sillonné la rue et n’ayant pas vu l’ombre d’un Yakusa ni d’un de leurs hommes de mains on se dit que l’on y retournera plutôt de nuit. Il y a énormément de bars à Hôtesses et Hôtes, des magasins « hum-hum » et beaucoup d’Ufo-catcher.

Justine craquera sur un « Ted » habillé en tenue d’employé de magasin. Elle le veut et ça se sent… nous partons sur 3 essais pour 600 yen… le Ted bouge mais ne tombe pas ! Nous décidons d’arrêter les frais et partons sur autre chose mais l’appel du nounours est trop fort pour Justine qui décide d’y retourner ! Et là c’est le drame ! Trois filles nous

DSCF0168regardaient jouer et quand nous avons lâché la machine elle se sont empressées de tenter leur chance. Elles sont maintenant les heureuses propriétaires d’un Ted. Justine fulmine et quand un nouveau Ted est replacé c’est directement 1000 yens qui passe dans la machine et rien… Cette satanée peluche ne veut pas tomber !

Dépités, nous repartons à pied direction Shibuya. Pendant le trajet Hugues entendra parler à intervalles réguliers des techniques que l’on aurait pu utiliser pour le faire tomber.

Nous entrons dans une librairie et au Japon celles-ci sont vraiment très axées manga. On achètera le « Weekly Shonen Jump » un hebdomadaire comprenant un chapitre de tous les mangas en vogue de la semaine ainsi que le 1er tome de « One Piece » en édition Japonaise. One piece est le manga le plus vendu au monde et Hugues en est un lecteur assidu.

Notre chemin passe devant une nouvelle entrée du Yoyogi Park (qu’il est grand ce parc), nous décidons de le retraverser et le découvrons sous un tout nouvel angle.

Des grands Toriis en marquent les entrées. Ce parc est vraiment un bol d’air au milieu de toute cette frénésie tokyoïte. C’est un peu l’histoire de l’ère Edo (le coté industriel) qui nous est raconté ici par le biais de panneaux écrits en Japonais ainsi qu’en Anglais. Nous verrons aussi des énormes contenants de saké (très joliment décorés) destinés à l’exportation. Les Japonais sont également de grands consommateurs de vins Français, des tonneaux de grands crus étaient d’ailleurs présentés face au saké. Une cuvée a tout particulièrement attiré notre attention : on vous laisse voir pourquoi 😉 !

Akihabara

Akihabara c’est un peu le paradis, la terre promise, la Mecque pour les geeks et les Otakus (dont Hugues fait partie). Ce quartier regorge de matériel électronique, de Manga, de Goodies, de figurines, de cosplay, des Idols (style AKB48), des jeux-vidéos et c’est aussi le quartier du X … on vous raconte tout ça.

Des panneaux publicitaires à l’effigie de héros de manga ou de jeux vidéo, déDSCF0328cidément ce quartier va plaire à Hugues. Le 1er magasin en sortant du métro est celui de la marque Sega, celui d’à coté est destiné au retro-gaming, celui d’après est spécialisé dans l’électronique, etc. Le bonheur est à portée de mains pour celui qui a le portefeuille bien fourni. Hugues ne voudra pas repartir bredouille de ce quartier, nous allons donc nous atteler à aller dans (tous) les magasins pour qu’il trouve son bonheur.

Faire du shopping ca plait à Justine, même si cela change de celui qu’elle fait en France. Certaines devantures de magasins reflètent complètement leur contenu et d’autres non. Pensant entrer dans un magasin de figurines tout à fait normal, nous nous sommes retrouvés plusieurs fois dans l’antre du X japonais ! Mais l’ambiance est assez agréable et dépeint elle aussi avec les enseignes du même genre en France.

D’autres magasins traversés sont eux spécialisés dans le manga, mais pas n’importe lequel ! Nous parlons ici des vieux mangas… très vieux même : certains sortant tout droit des années 70 (le père et dieu du manga étant Ozamu Tesuka : le papa d’Astro-boy et du roi Léo entre autre dans les années 1950). Nous resterons un moment à flâner aDSCF0353ussi ici.

Dans les rues nous nous ferons accoster à plusieurs reprises par des filles habillées en tenues de Soubrettes pour rentrer dans un de leurs cafés.

En montant dans les étages nous sommes aussi tombés sur des magasins de RPG (rôle playing gaDSCF0350me) où plusieurs personnes jouaient à des jeux du style Warhammer, Magic the gathering, etc.

Nous reverrons aussi des Ufo-catcher avec des Teds dedans mais cette fois-ci Justine résistera bien à la tentation.

 

Le midi, nous avons cherché un long moment un endroit où manger. Les restaurants étant soit bondés, soit trop chers, nous finirons…dans un Kebab ! Oui on vous entend d’ici : « c’est pas très Japonais tout ça » Mais figurez vous qu’il s’agissait à priori « du meilleur Kebab de Tokyo » ! Alors il était bon, mais le pain était vraiment fin par rapport à la garniture. Chez nous c’est le contraire : un gros bout de pain, et peu de viande ! Comme quoi, les Japonais savent être diètes même dans leurs fast-foods !

L’atmosphère de Akihabara est vraiment survoltée elle aussi et on se prend facilement au jeu.

Après plusieurs allers retours dans les rues nous finissons par cerner 2 magasins où les prix semblent être corrects. Nous referons quelques tours entre les deuDSCF0366x pour dénicher la perle rare. C’est ainsi qu’au bout de 5 heures à sillonner le quartier nous repartons direction Shibuya avec un beau Monkey.D.Luffy à 2400 yen(environ 18,50 €) dans le sac, il ornera magnifiquement notre bibliothèque Manga une fois de retour.

En passant devant une boutique, on tombe nez à nez avec un robot ! CeDSCF0361lui- ci est très abouti, et essaye d’interagir avec nous. Hugues le touche, le cyborg ne le lâchera plus du regard, ça en devient vraiment flippant !

Le temps commence une nouvelle fois à se gâter et nous retournerons sans trop trainer « chez nous ». En arrivant à la station de métro, on tombe sur les cafés « Gundam » et « AKB48 » !

Ueno et Asakusa.

Le lendemain c’est la direction d’Ueno et de son grand parc que nous prenons. Le ciel est dégagé et nous décidons de partir jusqu’à la station de Shibuya à pied. C’est vraiment agréable ce ciel bleu et ces températures. Nous arrivons à la station en moins de 30 minutes et prenons le métro pour rallier le parc.DSCF0373

Pendant le trajet dans ce même métro une valise commence à rouler à travers le wagon, Hugues la rattrape et la ramène à sa propriétaire qui le remerciera chaudement à plusieurs reprises ainsi qu’à sa sortie lors d’un arrêt. Décidément la mentalité des Japonais nous plait énormément.

Arrivés dans le parc nous assistons à des prestations de flutes, d’orchestres et de deux japonais qui pour l’un joue d’un Xylophone géant et pour l’autre du Daiko (tambour japonais). C’est vraiment impressionnant ! Ils mettent du cœur à l’ouvrage si bien que 20 minutes sont passées et nous sommes toujours devant. Malgré ce rythme soutenu dans les frappes on sent qu’il s’en dégage une certaine harmonie.DSCF0376

Le parc est vraiment grand et c’est un plaisir de s’y perdre. De petits passages en petits passages nous arrivons à un temple shinto ainsi qu’un lac. Il n’y a pas foule ici alors nous en profitons pour nous poser et admirer ces superbes couleurs automnales.

Nous prenons à présent la direction du quartier d’Asakusa qui est réputé pour être le quartier traditionnel de Tokyo.

Asakusa est vraiment à la hauteur de sa réputation : les gros buildings on laissé place aux maisons plus traditionnelles et les grosse artères à de petites ruelles. Il est bientôt midi et nous commençons à chercher où manger. D’autant dans les rues passantes on pouvait trouver des restaurants rapidement d’autant ici cela s’apparente à une traversée du désert ! Nous tombons finalement sur une petite échoppe de rue où l’on mange assis au comptoir à l’intérieur. Guidés par nos ventre qui crient famine et une odeur agréable qui s’en dégage nous rentrons. Grand bien nous en a pris, la nourriture était excellente et copieuse. Le tout pour un prix modique 500 yen/plat (environ 3.50€).

Nous repartirons le ventre plein en direction du Senshoji temple qui est situé dans le cœur d’Asakusa. C’est l’heure de pointe dans les rues marchandes qui le bordent et encore plus à l’intérieur. Les touristes sont présents en masse (nous compris dedans).

Nous sommes attirés par un glacier où se pressent de nombreux Japonais. Ayant promis à Sophie de goûter la glace au thé matcha nous nous y arrêtons ! Verdict : Pour Justine, très bon car peu sucré et un goût de thé très bien dosé. Pour Hugues, ça n’a plus un goût d’épinard, et ce n’est pas mauvais, mais à choisir je prend caramel au beurre salé :-p

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Nous prenons à présent la route direction la Tokyo sky tree qui est plus grande que notre bonne tour Eiffel… de plus de 300 mètres ! Si au départ l’idée de monter dedans
nous avait bien effleuré l’esprit, autant dire que le prix nous a vite refroidi (3500 yen/pers pour monter au 2 niveaux accessibles au public). Sur le chemin nous apercevons une petite curiosité architecturale : La crotte d’or !

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 Pour la petite histoire : le bâtiment ressemblant à une choppe de bière à coté de « la crotte d’or » est le siège de la société Asahi dont leur produit le plus vendu est, on vous le donne en mille… la bière. Quand la direction a voulu un nouveau bâtiment pour s’agrandir, elle a fait appel à Stark (pas Iron-man hein), l’artiste français qui a conçu le design de la Freebox. La direction lui a demandé d’inclure sur le toit du bâtiment une flamme jaune évoquant la mousse de la bière. Stark s’est exécuté et quand son œuvre fut finie et que l’installation allait être fixée sur le toit, de nouvelles normes de hauteur ont obligé la direction à coucher la flamme …lui donnant son apparence actuelle. Cela a fait beaucoup rire les Japonais qui lui on donné le joli surnom de « Crotte d’or ».

DSCF0456 Sur le chemin du retour on notera l’arrivée du Beaujolais Nouveau au Japon ! Comme toujours en avance sur la France !DSCF0468

 

Notre première partie de séjour touche à sa fin puisque nous avons activé le début de notre JR Pass pour le lendemain. Pendant trois semaines nous allons partir à la découverte des autres villes du Japon. Nous prendrons dans un premier temps la direction de Nikko.

 

Nikko

Le lendemain nous partons pour Nikko. C’est une petite ville située au pied des alpes Japonaises, elle est très réputée au japon pour ses temples Shintos et son pont de couleur rouge.
DSCF0490Nous sommes vraiment chargés niveau sacs à dos : les achats souvenirs commencent à prendre du volume. Il est vraiment temps de se délester d’un peu de poids. Nous arrivons à la guesthouse Nikkorisou Backpacker, sortons rapidement nos affaires et rejoignons la post office pour l’envoi d’un bon gros colis.

Chose faite nous partons à la recherche d’une petite échoppe. Nikko n’en manque pas du fait de sa fréquentation touristique. Après quelques minutes nous poussons la porte d’un petit restaurant et sommes accueillis par un monsieur bien sympathique. Nous choisissons le menu de midi pour 760 yens. Nous ne serons pas déçus, le menu se présente sur un plateau et se compose d’une soupe, de 2 plats (un végétarien et un avec viande), des pickles, un gros bol de riz et une petite portion de fruit. Pendant notre repas nous remarquons qu’il y a ici toute une bibliothèque de mangas. Beaucoup de clients les lisent pour patienter jusqu’à ce que leurs repas arrivent.

Après avoir repris des forces avec ce copieux déjeuner, il est temps pour nous de nous diriger vers le parc national de Nikko et ses temples. La forêt est immense et verdoyante, nous avons un peu l’impression d’être dans une chasse au trésor lorsqu’il s’agit de trouver les temples disséminés le long de ce magnifique site. Nous passons l’après-midi à vadrouiller dans cette étendue et nous nous retrouvons dans les hauteurs d’une montagne lorsque le soleil commence à décliner. En redescendant par un chemin un peu glissant Hugues dérape une 1ère fois et se rattrape in-extremis… la 2ème fois sera la bonne : une belle glissage qui se finira à l’horizontale ! Justine passera le reste du trajet à rire de ce « gadin ».

Le soir nous repartons à la recherche d’un restaurant et autant le dire tout de suite : si la journée tous les commerces sont ouverts le soir ça aurait plutôt tendance à être l’inverse ! Longeant la route principale nous arrivons au restaurant du midi. Le gérant est heureux de nous voir revenir dans son établissement. Nous commandons ce soir des Sushis. Ils sont excellents et pour citer Justine : « J’en mangerais sur la tête d’un galeux ».

Après avoir fini de manger le gérant nous offrira le thé ainsi que sa compagnie. Nous aurons une conversation fort intéressante allant des Attentats en France jusqu’à une célèbre question bouddhiste que le gérant posera à Hugues : Qu’est ce qu’il est préfère ? Le vide ou le néant ?

À cette question Hugues répondra à l’aide de son plateau qu’il préfère le vide car le vide peut se combler et il joindra le geste à la parole en prenant des choses sur la table pour les mettre sur son plateau. Le gérant lui répondra que c’est une très bonne réponse et qu’il fait partie du coté optimiste de la population. Pour notre hôte, le néant est comparable à un trou noir. Il s’agit d’un questionnement très présent au Japon. Et vous quelle serait votre réponse ?

C’est aussi pour rencontrer ce genre de personnes que nous voyageons. Après avoir fini cette discussion nous repartons à la guesthouse.

Le matin après un bon petit-déjeuner, nous repartons à l’assaut des sanctuaires et de la ville. Les nuages se sont dispersés pendant la nuit, c’est donc sous un beau ciel bleu que nous admirerons les temples ratés la veille. Cette ville est vraiment magnifique et empreinte de spiritualité, nous vous la conseillons grandement si d’aventure vous voyagez un jour au Japon. De nombreuses randonnées sont possibles au départ de celle-ci. Nous regrettons d’ailleurs de ne pas avoir eu le temps d’aller jusqu’au lac Shuzenji.

Le midi nous retournons dans le même restaurant. Le repas fut succulent et cette fois-ci c’est une paire de tong Japonaise que le patron nous offrira.

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Après cette petite pause, nous partons rechercher nos affaires pour prendre le train direction la petite ville d’Ito.

                                                                                La suite au prochain épisode..

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En bonus :

Quand on vous dit qu’ici la fantaisie est partout on ne plaisante pas : 

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14 Des réflexions sur “De Tokyo à Nikko!

  1. Bonjour mes chéris;je suis ravie de vos aventures si bien décrites,avec vos jolies photos,d’autant plus que nous partons dans 5 heures pour le cambodge,où nous resterons jusqu’au 9 décembre.J’emporte ma tablette et j’espère pouvoir vous suivre de là-bas,si j’arrive à me mettre en wi-fi.Bravo pour tout et gros baisers tendres

    • Merci! Profites bien de ton séjour au Cambodge! Tu nous donneras des tuyaux pour notre future étape 🙂
      On essaye de s’appeler quand tu rentres!
      gros bisous!!

  2. j ai adoré le récit sur Nikko et les photos, cette ville respire le calme, le zen .. et l architecture est magnifique!!! faites nous rêver avec vos photos et bonne poursuite du voyage bisous

    • Nikko était vraiment comme tu le dis : Zen! C’est une ville qui a su rester « hors du temps », alors qu’elle n’est pourtant qu’à deux heures de la frénésie de Tokyo!

  3. Merci…
    de prendre le temps de partager tout ça !
    ou comment nous faire partir en voyage sans bouger de chez soi…
    sinon, il neige à Chambéry (et, promis, je ne vous parle pas du nouvel hôpital !)
    profitez bien et continuez à envoyer des tranches de voyage à faire rêver…

    • Merci pour le message 🙂 Nous avons eu aussi de la neige en Chine, mais le temps est plus clément ici au Japon! Et merci de nous épargner le nouvel hôpital, qu’il nous reste un peu de surprise en revenant 😉

  4. Salut !
    On sent bien que pour Hugues, le Japon, c’est le pied total !!! Petite question indiscrète : as-tu Justine
    acheté l’une de ces tenues de soubrette ?

    • Oui Hugues est vraiment dans son élément! Et non je n’ai pas acheté de tenues au grand désespoir de Hugues qui tenait à toutes me les faire essayer :-p

  5. Je vous suis depuis le début de votre tour, c’est super de pouvoir un peu voyager via le blog 🙂 Et ça donne des idées pour de futurs voyages ! Moi aussi je veux gouter la glace au thé matcha et des sushis « sur la tête d’un galeux » :p
    Bonne continuation à vous !

    • Merci !! On est content si on permet aux personnes qui nous suivent de voyager! Etant assez gourmands, on aime bien partager ce que l’on teste! 🙂

  6. merci de nous faire rêver, même si nous ne partons que dans 14 mois, j’ai hâte, pour nous le Japon c’est prévu plutôt au printemps.
    bravo à vous deux

    • Coucou vous deux ! Très bon choix pour le printemps! Si vous arrivez à y être pour les sakuras en fleur, ça doit être magnifique!

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