De l’Inde au Népal : passage de la frontière terrestre

Il existe finalement peu d’informations récentes sur le sujet, c’est pourquoi nous avons choisi de consacrer un article complet sur ce thème.

Ayant déjà dépassé le budget en Inde, à cause du transport. L’idée est ici de franchir la frontière de la façon la plus économique possible. Bon, après il faut être prêt à passer deux jours dans cette expédition !

Le 14 au matin, on se lève tôt, et on prend la direction de la Gare de Varanasi junction en Rickshaw. Nous avions pu réserver un trajet en train à Delhi souvenez-vous ! Et bien ça y est on y est ! Celui- ci nous permettra de rallier Gorakhpur ! Point stratégique puisqu’il s ‘agit de la gare la plus proche de la frontière.

Le train en Inde, c’est toute une institution. Moyen de transport peu cher, il dessert de nombreuses destinations, et est très usité par les locaux !

Lorsque vous réservez, il est possible de choisir la classe, tout comme en France, à la différence près qu’ici on vous propose au bas mot 6 classes différentes.

Nous avons décidé de voyager dans une classe populaire : la Sleeper ClDSCF8934ass. Comme son nom l’indique, on peut y dormir durant les trains de nuit, mais elle est également utilisée la journée façon « places assises ».

Beaucoup de monde attend déjà sur les quais, on se demande si le train sera à l’heure, car il est coutume que celui-ci soit en retard. Nous avons de la chance, il est pile-poil dans les temps. Pendant que nous l’attendions nous avons sympathisé avec un jeune originaire de Jaipur. Il voyagera d’ailleurs avec nous dans la Sleeper. Ayant pris les billets qui restaient disponibles, nous nous retrouvions séparés dans le train. Il n’y a eu aucun souci pour changer nos places avec les personnes présentes.

En sortant de la gare, nous avons pris à droite sur 200m, et avons trouvé un bus qui partait direction Sonauli la ville frontière. (90rps /pers : 1€15) Il y en a théoriquement pour 2h de bus. On a mis presque 3H30 dans une chaleur étouffante, entassés comme des sardines. Car si nous avions pu avoir deux places assises ce ne fut pas le cas de tout le monde. Un bus prévu pour 50 personnes s’est alors retrouvé avec au moiDSCF8937ns 80 personnes à son bord ! Pas de climatisation, des petites banquettes de fortune ajoutées au milieu de l’allée, et beaucoup de monde debout : le rêve !!
Lorsqu’on vous débarque à Sonauli, vous êtes à moins de 300 mètres du poste frontière. Donc n’écoutez pas les rickshaws qui vous diront que c’est loin, c’est largement faisable à pied, ce que nous avons fait. Avant de franchir les deux « arches » il faudra passer au bureau de l’immigration côté Indien. Une fois que vous aurez rempli les documents nécessaires, et reçu votre petit coup de tampon sur le passeport, direction l’autre côté de la frontière ! Ça y est vous êtes à Bhairahawa au Népal !

Il est possible d’obtenir son visa pour le Népal directement à la frontière. Il nous restait des Euros, et des Roupies Indiennes on savait néanmoins qu’il est plutôt demandé de payer en Dollars, ou à défaut en Roupies Népalaises.

On tente quand même, ils nous disent qu’il faut aller changer. Pendant que Justine remplit les formulaires, et sort nos photos d’identités, Hugues part faire le change.

Néanmoins, il n’y a plus de dollars disponibles dans les différents bureaux de la ville. Ils disent à Hugues qu’ils doivent accepter notre paiement. On retourne à la charge, et là c’est ok ! Comme par magie, ils récupèrent nos euros ainsi que nos roupies Indiennes. Comme quoi…hein  😆

Il est presqDSCF8940ue 17h, nous avons décidé de passer la nuit à Bhairahawa, avant de reprendre notre route vers Pokhara. On ne s’éloigne pas de la frontière, car nous devrons y reprendre un bus le lendemain. On se trouve un Bui-bui à 4€ la nuit, à ce prix là on ne s’attendait pas à des merveilles, mais là c’est quand même légèrement cra-cra (pour rester polis). On trouve un petit stand de nouilles à l’extérieur : 50 RPN le plat (soit 40ct) !

 

À 6h30 le lendemain on est déjà dans la rue, pour trouver un bus ! Ce que nous faisons très rapidement !

La route entre la frontière et Pokhara est réputée mauvaise, on a d’ailleurs eu droit à notre tika sur le front pour porter chance. C’est rassurant n’est-ce pas?DSCF8949

Ce qu’on ne savait pas c’est qu’il s’agissait d’un bus local, et que le responsable allait passer tout le trajet (c’est à dire 9h de temps !) accroché à la porte ouverte du bus en criant : Pokhara ! Pokhara ! Phokharaaaa !!! En sifflant tel Gandalf dans les plaines du Rohan !

Du monde est donc monté et redescendu du bus sans cesse.DSCF8951 Après l’avantage a été d’avoir des petits vendeurs d’eau et de nourriture qui passaient régulièrement. Nous avons pu gouter des petits beignets aux légumes et aux œufs !

Nous avions repéré un hôtel à Pokhara, tout près du lac, qui paraissait top : 13 euros la nuit petit déjeuner compris. On a préféré y aller directement, sans réserver pour essayer de négocier. A l’arrivée à la gare routière, il pleut. Grâce à l’application Map.me, on sait que l’hôtel est situé à 2.8km, on enfile nos sacs et on part à pied, au grand damne des chauffeurs de Taxi.

Arrivés à notre hôtel, on est vraiment content : très bien entretenu, spacieux, personnel hyper accueillant. On arrivDSCF8955e à négocier à 11€50 avec les petits déjeuners. On y restera quatre nuits. C’est sur qu’on peut trouver nettement moins cher à Pokhara, mais cela rentre bien dans notre budget, et cela va nous permettre de nous reposer.

 

La suite au prochain épisode… 

Après tout ça on ne se laisse pas abattre! À la votre!

DSCF8956

Share Button

Related posts:

17 Des réflexions sur “De l’Inde au Népal : passage de la frontière terrestre

  1. Gros bisous à tous les 2 ! Nous pensons sans cesse à vous ! Reposez vous bien et n’oubliez pas la dague …s’il vous plait !…LOL

    • Nous aussi on pense beaucoup à vous <3 Ne vous en faites pas, on s'est bien reposés à Pokhara! Demain on reprend la route direction kathmandou!
      On cherche l'endroit adéquate pour la dague 🙂 mais on n'oublies pas !!bisous

  2. Pingback: Du repos à Pokhara | Arootstheworld

  3. Article très intéressant j’ai adorée j’adore le tika sur votre front je trouve que ça vous va bien sinon j’espère que votre voyage se passe bien
    bon voyage à tous les deux
    elise verney

  4. Salut, et bravo pour votre blog !
    Je suis actuellement en Inde, et comptais justement aller de Varanasi au Népal, alors que je n’ai pas mon visa népalais.
    J’essaie de le faire en ligne, mais tout ce que j’obtiens, est un document à présenter (à qui ? Ce n’est d’ailleurs pas clair du tout….).
    Bref, ayant pour but d’aller de Varanasi à Kathmandou par la frontière terrestre, j’aimerais que vous me confirmiez que vous n’aviez pas du tout de visa en arrivant au poste frontière ?
    Merci beaucoup,
    D’avance

    • Bonjour Fabien!
      Nous te confirmons que nous n’avions pas de visa avant notre entrée au Népal : il est tout à fait possible de le faire en arrivant.
      C’est très facile et rapide de trouver. Comme on le disait dans l’article, n’écoute pas les tuk tuk qui te disent que le poste frontière est loin, à pied c’est tout près. Bon séjour au Népal, penses à nous en mangeant des momos 🙂

    • Bonjour! Oui il s agissait de l hôtel grand holiday! Tu as plus d infos dans la section auto-roots infos

  5. Hello
    Nous sommes en Inde actuellement et je me demandais
    Est ce que vous auriez une idée du coût total du transport entre Varanasi et pokhara ? Pour comparer et choisir le moyen par lequel nous voyagerons !
    Merci pour l’article si complet !

    • Bonjour Rachel.
      Honnêtement je n’ai plus chaque tarif en tête, mais ce n’était vraiment pas cher.
      Le train a du nous couter qq euros par personne, le bus gorakpur-sunauli 90 roupies Indiennes ( 1€50/pers) et le bus Bhairawa-Pokhara était à 500 Roupies Népalaises (4,15€ par pers).
      En espérant que cela puisse vous aider 🙂

    • Bonjour Louis!
      Nous n’avons pas fait le trajet dans l’autre sens mais cela ne doit pas être plus compliqué.
      La seule différence est que l’on ne peut pas faire son visa Indien à la frontière. Il faut l’anticiper.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*