Apo island et Siquijor!

OLYMPUS DIGITAL CAMERAArrivée mouvementée à Manille

Après un vol de nuit Phuket-Manille assez court… mais de nuit et avec une heure de retard s’il vous plait, c’est à 5 heures du matin que nous arrivons dans l’aéroport international de Manille. Nous sommes encore bien fatigués et il nous faut à présent prendre notre autre avion pour rejoindre l’île de Cebu dans la région des Visayas.

Facile nous direz-vous ! Et bien on vous répondra que non : après avoir fait le tour de notre terminal on comprend que ce n’est pas celui-ci et qu’il faut se rendre à un autre situé à … 30 minutes de là !

Il est à présent 5h45 et notre prochain vol doit décoller à 7 heures ! Nous sortons rapidement de l’aéroport après avoir demandé à l’accueil du terminal le coût moyen pour le trajet en taxi (100 pesos= 2 € environ). Le premier taxi venu fera l’affaire, de plus, il nous dit qu’il a « un meter », c’est parfait.

Au bout de 15 minutes ce brave chauffeur s’arrête et nous explique que l’on peut se fier à la distance sur le compteur mais pas au montant en pesos indiqué sur le celui-ci car selon lui 100 mètres = 40 pesos !!! Il nous demande donc 80€ pour un trajet de 10 Km.

Il menace de nous laisser sur place si nous refusons ce nouveau tarif et autant le dire tout de suite : On est pris en otage puisque l’on risque de louper notre avion.

Nous arrivons tout de même à le convaincre que nous payerons à notre arrivée au terminal 4 et celui-ci redémarre. Le chauffeur a positionné nos backpacks sur le siège avant avec lui et derrière on commence à échafauder un plan !

Notre brave arnaqueur se gare à l’extérieur du terminal… Eh oui, il ne fait pas partie des taxis officiels de l’aéroport. Il a bien entendu verrouillé les portières arrière et nous demande l’argent.

Sachant très bien qu’il va profiter d’avoir également nos sacs pour nous mettre la pression, notre but sera de sortir ceux-ci en premier.

Nous lui expliquons donc que l’on ne peut pas le payer car l’argent est dans l’un de nos gros sacs et qu’il faut que Hugues sorte de la voiture pour accéder à ceux-ci pour le payer. Il s’énerve et commence à redémarrer, après 2 minutes à parlementer celui-ci accepte finalement d’ouvrir la portière de Hugues qui s’empresse d’aller sortir les 2 sacs.

Justine le rejoint aussitôt, nous sommes donc à destination et hors du véhicule avec toutes nos affaires… Ouf !

Hugues empoigne les 2 gros sacs et marche rapidement vers l’entrée pendant que Justine donne un billet de 100 pesos à notre brave arnaqueur ! Celui-ci reste médusé et Justine enfoncera le clou avec un bien senti : « Yes, that’s the price » en désignant le meter et en claquant la porte ! No Joke with us !!!

Tout est bien qui finit bien car nous arriverons à nous enregistrer juste avant la fermeture du comptoir air asia.

Apo Island

Au programme dans les Visayas la visite de 4 iles : Cebu, Bohol, Siquijor et Apo island. Nous avons décidé de commencer par la plus éloignée pour revenir progressivement vers Cebu où nous devrons reprendre notre vol et finir nos derniers jours à Manille.

Nous débutons donc le jour même notre voyage vers Apo Island. Ce trajet est assez long, après 2 bus, un bateau et une Jeepney (sorte de minibus local) nous faisons halte dans la ville de Dumaguete sur l’île de Negros pour la nuit. (Voir le détail de cet itinéraire dans la section «auto-roots info »).OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le lendemain après une bonne nuit réparatrice nous reprendrons la route pour enfin arriver sur Apo Island aux alentours de midi, après une traversée épique sur une Bangka. Il s’agit d’une barque assez longue stabilisée sur les cotés par des rondins en bambou (un catamaran low-cost en quelque sorte).OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Cette ile est très petite et réputée pour son sanctuaire marin, refuge des tortues de mer. Nous établirons nos quartiers chez Ronor. Il s’agit d’une homestay, autrement dit nous logeons chez l’habitant. Ronor est adorable et vit ici avec sa fille et ses petits enfants.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les chambres sont vraiment très sommaires et nous vivrons à la mode locale, c’est-à-dire sans eau courante et avec de l’électricité 4 heures par jour. Ici on se lave au seau (qui sert également de chasse d’eau) et pour les dents on tourne à l’eau minérale.

On vit également au rythme du soleil, tout le monde étant couché à 22 heures et levé aux chants des coqs (très très nombreux sur l’île).

Nous ne nous attendions pas à cela, mais nous vivons dans un tout petit village où l’on se sent intégrés à la communauté. Nous vivons juste en face de l’école primaire, les rires et jeux des enfants rythment nos journées. Le soir venu les gens se rassemblent pour chanter, danser, etc. il y a toujours une activité différente et l’on y est à chaque fois les bienvenus.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Cette ile a quelque chose de magique, comme retirée du temps. Ici pas d’internet, les enfants s’amusent avec les quelques bricoles qu’ils trouvent et qu’ils trafiquent, les porteurs d’eau sont toujours d’actualité : l’ile dispose de puits disséminés dans le village et des hommes remplissent des jerricans pour les apporter aux habitants.

Que voir et que faire à Apo island ?

  •  Disons le clairement : les amateurs de trekking risquent d’être décus… mis à part monter au principal point de vue de l’île c’est-à-dire le phare (light house) et se balader dans la ville il y a peu d’activités.
  • Le Snorkeling : l’un des deux principaux attrait de l’île. Prenez un masque et un tuba, nagez pendant 1 mètre… ca y est l’aventure commence ! Apo est un sanctuaire marin riche en coraux, poissons et tortues de mer et en croiser devient un vrai jeu d’enfant car elles sont légion ici.DSCF3484
  • La plongée : l’habitat marin autour de l’île est une réserve marine et est interdite à la pêche. C’est le foyer de plus de 650 espèces répertoriées de poissons et plus de 400 espèces de coraux, elle est classée dans le top 100 des plus belles plongées au monde. Après avoir passé l’open water à Koh Tao, assez pauvre en variété de coraux, l’envie de plonger ici était trop forte. C’est donc avec Mario guesthouse que Hugues a effectué 2 plongées : une à Rock point et l’autre à Argahan, en un mot : « Whaouh » ! Ces deux sites de plongée étaient très différents                  DCIM100GOPROmais tout aussi superbes l’un que l’autre. Normalement limité à 18 mètres de profondeur avec son niveau, Hugues accompagnera sa palanquée à 30m sur un banc de sable descendant! Nous avons d’ailleurs rencontré et sympathisé avec un couple de français fana de plongée : Pierre et Dominique. Ils sillonnent le monde à la recherche de beaux spots pour assouvir leur passion. Hugues fera d’ailleurs ses 2 dives en leur compagnie. Le couple étant très expérimenté avec environ 1000 plongées à leur actif, ils prendront Hugues sous leur aile car il faut bien dire qu’aux Philippines l’encadrement du plongeur est assez succinct.OLYMPUS DIGITAL CAMERA
  • Se joindre aux activités du village : Ici, vous êtes le bienvenu à toutes les activités que le village organise. Basket, danse, karaoké, chants, etc. La population est très amicale avec les voyageurs et beaucoup viendront discuter avec vous de la pluie et du beau temps pour peu que vous leur ayez souri !  😉OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Siquijor alias l’île mystique  

Nous arrivons à Siquijor en milieu d’après-midi du coté de San Juan grâce au bateau du resort Coco grove qui organise des excursions à la journée sur l’île d’Apo.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

C’est le seul moyen direct de relier ces deux îles, sinon il faut refaire tout le trajet jusqu’à Dumaguete et là reprendre un bateau. Le tarif du bateau du coco grove est normalement de 1000 pesos/pers, nous l’avons négocié à 900 car nous étions 4. Cela reste assez élevé, mais on y gagne en temps et en confort.

Nous avons pris ce bateau avec Pierre et Dominique et on avait l’impression d’être un peu des clandestins à l’arrivée : Le capitaine a gardé l’argent que nous avons payé pour la traversée et nous a fait sortir du resort par une série de portes dérobées.

Des Habal-Habal (tricycles) attendent à la sortie, les prix sont exorbitants : 100 pesos pour 4 km. Il s’agit en fait des tarifs en lien avec le resort.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous déclinerons donc l’offre et commencerons à avancer. Un chauffeur de tricycle nous suit de près et, après 50 mètres nous annonce 60 pesos. Encore trop cher pour nous, on continue d’avancer. 50 pesos nous dit-il, finalement nous négocierons le transport pour 40 pesos. Le vrai tarif aurait été de 20 pesos, en tous cas c’est ce que les locaux payent pour ce type de distance, mais cela restait correct, et n’ayant pas de réservations il ne fallait pas trop trainer.

Arrivés à la série de guesthouse nous commençons notre prospection, et après plusieurs refus nous établirons nos quartiers au JJ Backpackers hostel. Un vrai bon plan pour les petits budgets : nous avons eu notre chambre double pour 500 pesos (un peu moins de 10 euros). L’établissement est situé en bord de plage et son restaurant est excellent. Coup de chance pour nous, car nous étions plusieurs touristes à rechercher un logement, et nous ne sommes arrivés que quelques secondes avant eux!

Après une bonne nuit reposante, on négociera un scooter pour 3 jours à 1000 pesos et, commencerons par un tour complet de cette île.

Nous traversons les différentes villes côtières, tantôt des rizières, tantôt des forêts de bambou ou encore de palmiers.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Les philippins étant très croyants, nous aurons aussi l’opportunité d’admirer de nombreuses églises.

Cette île est un bijou et l’on ne cessera de s’émerveiller sur les richesses des paysages et sur l’incroyable hospitalité de ses habitants. Le tour de l’île ne fait que 72 km mais il nous a fallu la journée complète pour le terminer tant nous nous arrêtions pour contempler les paysages qu’elle avait à offrir, discuter avec ses habitants et profiter des marchés locaux avec des fruits aux goûts très surprenant.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le soir, nous nous rendons dans un petit restaurant karaoke, qui propose tout un assortiment de barbecue ! La viande est marinée dans une délicieuse sauce, on s’est régalés !

L’ambiance est de plus très bonne, Hugues se verra offrir du rhum en allant discuter aux abords du karaoke !

Nous consacrerons notre 2ème jour sur l’île à la visite de l’intérieur des terres. Attention, si la route de la veille était très belle, celle d’aujourd’hui est en bien moins bon état. De plus, cela monte et descend beaucoup (ne pas arriver sur la réserve d’essence, car on consomme davantage ici).

On a tout d’abord pris la direction de la ville de Cantabon où il est possible de faire de la spéléologie dans une grotte longue de 300 mètres. Pour cette activité il est obligatoire d’avoir un guide. Nous profiterons donc de la compagnie de Jocelyn et de Rosel, qui nous feront découvrir les merveilles de cette grotte. Nous voilà parés avec nos 2 casques et nos Petzls. On est debout, on est accroupi, on patauge (pas dans la cuvette des chiottes 😆 ), on se baigne dans une piscine naturelle, on s’amuse des formes dont la nature a façonné certaines roches. Et, après 2 heures à l’intérieur ça y est on aperçoit la lumière au bout du tunnel 😉 !

Pendant la visite nous avons beaucoup discuté avec nos guides, et, lorsque Jocelyn apprit que Justine est infirmière elle nous proposera de rencontrer la guérisseuse du village.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Pour la petite histoire : Pas mal de légendes circulent aux Philippines sur l’île de Siquijor, elle serait le fief de la sorcellerie et des mythes Vaudous. Beaucoup de Philippins soutiennent mordicus de ne jamais y mettre un pied car il s’y passe trop de choses étranges. Les pouvoirs magiques des guérisseurs et guérisseuses (nommés Mananambals) sont pris très au sérieux.

Il est à présent 13 heures et Juaquina, la guérisseuse, nous proposera de partager son repas. Nous acceptons volontiers, ce sera de plus l’occasion pour nous d’échanger sur sa pratique de guérisseuse.

Nous apprendrons qu’elle utilise et associe de nombreuses plantes pour en faire des onguents aux usages multiples. Juaquina s’occupe de toutes sortes de maux (arthrite, cholestérol, suivi de grossesse, etc.).

Souhaitant absolument la voir à l’œuvre, Hugues lui demandera de regarder son épaule parfois douloureuse. Massage, onguent et cataplasme d’herbe… tout un programme !OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Après 2 heures passées avec Juaquina il est temps pour nous de reprendre la route. Nous nous dirigeons vers la cascade de Cambugahay en passant par un parc national où de merveilleux paysages nous attendent encore.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La cascade est située en contrebas de la route. À notre arrivée quelques personnes sont déjà sur place, locaux et touristes. Tous s’amusent à sauter de la cascade ou encore à s’accrocher au bout d’une liane pour se balancer à l’eau. Si Justine n’est pas très chaude pour essayer, Hugues, lui, est bouillant et c’est avec une joie non dissimulée qu’il va tester le tout.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous reprenons à présent la direction de la ville de Lazi et nous arrivons au pied du « Balet tree », arbre vieux de plus de 400 ans. Le site est assez visible en bord de route, l’entrée est payante (5 pesos= 10 centimes). Au pied de l’arbre il y a un bassin rempli de poissons… pédicure ! Si Hugues se laisse à nouveau tenter par l’expérience, Justine, elle, y trempera le pied le temps de se rendre compte qu’elle n’aime décidément pas ça.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous rentrerons à notre Hôtel à la tombée de la nuit. Nous avions repéré un petit restaurant en bord de plage où on peut prendre des formules burgers à prix attractifs. Les portions sont toutefois très petites, et même en reprenant une salade, on ne peut pas dire que l’on se couchera le ventre lourd !OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Après deux grosses journées, on calme un peu le jeu le lendemain, et on va simplement se balader à Siquijor (la ville), et en profitons pour acheter nos tickets pour le bateau qui nous emmènera à Bohol le jour suivant.OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le soir, nous retournons au restaurant karaoke, où nous commandons le fameux « lechon manok ». Il s’agit d’un poulet entier à la broche, qui a été une fois encore mariné avant cuisson! C’est délicieux!

L’ambiance ici est très bonne, nous ferons la connaissance de Milo et Doni, deux pêcheurs très sympathiques! On se fera un nouvelle fois offrir une rasade de rhum local, et nous passerons une excellente soirée en leur compagnie!OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La suite au prochain article…

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